PROGRAMME
Pour le costume et les personnages de cette pièce. Voici à-peu-près ce que j’indiquerois aux directeurs des théâtres des départemens. Il y a vingt-six acteurs parlant dans cette pièce. On peut les réduire à dixsept ou dix-huit , moyennant le changement de costume et les moustaches. Les trois soldats parlant peuvent remplacer les trois hommes du peuple, Le premier soldat peut remplir le rôle de Lafeuillette ; le général Clerfait peut faire un conseiller de ville ; l’aide-de-camp allemand peut faire le moine bègue ; Lucas peut faire le juge criminel, et dans un, plus grand besoin , Suzette peut faire madame Lafeuillette ; l’officier allemand peut faire l’écuyer d’Albert.
Madame Chariot doit aC'pir un jupon rayé rose ou bleu galonné en or, sur la taille et sur la pièce; un petit bonnet aussi de velours noir , avec une dentelle en or et des glands entrelassés dans les cheveux. Une chaîne d’or au cou et de grosses boucles d’oreilles, les cheveux nattés sur le bonnet , en un mot un costume riche d’allemande. Charlotte à-peu-près'le même costume, mais le corset vert et argent, jupon rose et argent , et bonnet blanc et argent.
L’armée prussienne , habits prussiens. Les généraux, habits blanc, galon en or; Albert, archiduc des Pays-Bas , richement mis , et sur-tout ne pas oublier les cordons et les chaînes. Les magistrats en noir ; le peuple à-peu- près comme l’on s’habille partout. Cette pièce exige le plus grand ensemble Le dialogue doit être débité avec chaleur pour qu’il ne fisse- pas disparate avec l’action guerrière dont la s cène est à chaque instant interrompue. Chariot en
habit de matelot élégant ; Grisbourdon en habit de carme ; Tape-à-l’(Eil avec un vieux habit d’autrichien, un chapeau de courrier, attaché sous le menton, un tablier noué sur l’habit ; un petit baril d’eau-de-vie en sautoir; un drapeau français, drapeau autrichien; vivandiers suivant l’armée.
Quant aux accessoires de décorations et autres objets, tout est indiqué dans la pièce; la seule chose que je n’ai point' indiquée , c’est la musique qu’exige les combats. Le théâtre de la république a fait faire une partition ; sans doute les départemens se la procureront , ou peuvent choisir à leur gré des airs de grands opéras , et s’en procurer une sur-le-champ ; mais il faut sur-tout un homme consommé dans l’art militaire pour conduire cette pièce , ou un bon maître de balets ; un nombre de soldats assez considérable pour produire l’effet de deux armées formidables aux prises.
Les directeurs des théâtres des départemens qui représenteront cette pièce pourront s’adresser à l’auteur , et faire passer leurs propositions à l’adsesse du citoyen Bourg, rue du Harki, près le Palais.
DUMOURIER, général de l’armée du Nord.
L’ÉGALITÉ , général sous *I7iMKourier. ,