SCENE XIV
Les PRÉCÉDENS, le gonér. DUMOURIER.
F R E L I N G , aînée.
Général^ voilà quatre prisonniers ; ils ont Lien fait de se rendre, en montrant le soldat mort. Jour de Dieu , vous en avez la preuve , vous voyèz que nous ne badinons pas ; cet avantage n’est pas mince. Aux .
autn.clùcns , tirant les officiers par le bras , et les traînant 'vers Dumouner. Allons lâches et vils sa tellites des tyrans , humiliezvous devant l’épée de la république française , expédiez par un pardon exemplaire , devant l’Etre supiêmo, la bassesse de votre servitude ^ à genoux , je vous l’ordonne.
Jls tombent tous à ^ genoux aux pieds de Uumourier , et joignant les mains au ciel,
F a. E X t N G, cadette f à Dumourler.
L'attitude ne vous paroît-elle pas originale, général? C’est qnre que de se rendre.
- D ir M O ü R I E R , riant.
Ail, ah, en vérité! j’ai peine à Croire ' tout ce que je vois.
Aux autrichiens.
Levez-vous^ miserai >les, laciies que vous etes. Vous étiez cinq coiitre tleiix 5 un de vous est tué, et les quatre qui restent sont vaincus et réduits 'à se rendre 5 et quels sont CCS liéros de la répuidique française qui vous ont défaits ? Deux feinmes ! Les deux Freling fout un mouvement d^indiouaLiüu contre le oé/iéraL IMe vous fâchez pas , mesdaiiies , vous n’en serez pas moins niéritantes , nioiiis célébrés,; mais il est nécessaire que je leur fasse sentir l’impuis- * sauce absolue de la cause (|u’ils défendent, et du courage invincible (pie donne celle que nous servons. Regardez - les , ils ne ])euvent revenir de leur étonnement ; vo^ez, mesdames , leur surprise. Eh bien ! oui , ce sont deux femmes, deux jeunes personnes ' qui vous ont battus et fait prisonniers.
Enthousiasme l^elliqueux , si la gloire est un ])restlge , celle de la liberté a fait des prodiges qui serviront longtems d’exemple au monde. Allons , guerrieres , conduisez ■ votre complète , elle vous pré^mre de nouveaux lauriers. L’ennemi est reuni en force sur les hauteurs d’Anderlech ; je compte que ces messieurs voudront bien ])ermettre de nous frayer uii passage pour continuer notre route.
F R E L I N G aînée.
Général, j’espere que vous ne nous refu- - serez plus d’aller en embuscade. Je pense que nous nous en accpiittons assez bien. Nous n’exigeons de vous que cette préférence.
De MO CRIER ji
DtrMOüs.iER,^» s’en allant.
Cette préférence! hommes injustes que îi’êtes-vous à portée de rendre comme moi justice à ce sexe aimaljle et aussi valeureux que le nôtre.
Ils sortent sur Vairz Allons , enfants de la
patrie,
F l'N du troisième acte*