‹ L'entrée de Dumourier a Bruxelles, ou, Les vivandiersChapitre 51 sur 58 · S C E, N E VIII · texte numérisé non relu

S C E, N E VIII

Les EaÉcÉDiSNS, Mde. Charlot , les cheveux

é.pCLÇS,

Mde. Charlot.- j

Oui', mes concitoyens , je vous le répété > , mon mari est innocent ^ il est cliarge de l'éis dans le fond d’un cachot. Tout son crime est d’avoir résisté à l’oppression et à la tyrannie du pere du ravisseur de ma lille.

J’iinplorois à genoux sa justice 5 le tigre . oaréponse a été qu’on les charge de leis, et qu’on les traîne tous deux^ en jn'isaii. Mon sexe, mon désespoir ont desarme les soldats, je suis libre- ^ mais mon mari , mon cher Chariot O peuple, ô peuple belge , seras-tm

moins grand moins généreux que le peiw pie français? Son premier pas vers la li- .

bcrté fut d’aber ouvrir les prisons a. sesgénéreux délenseurs , les gardes fi an çaises , qui, comme mon Chariot, n a\ oient fait que* servir la cause de tous.

Mme. L a F e u i l l e t t e.

Oui , oui , nous le délivrerons 5 nousserons franc^ais aussi , et pour le prouver nous volons aux prisons allons iiié-e amiS,.,..

plus de crainte des tyrans ; nous n’en voulons plus , et nous saurons bien nous passer deux.

Uk Homme du peuple.

Parbleu î nous n’aurons pas grand peine ; ils nous -ont coûté trop cher , pour les garder pins longtems.

Le H . CONSEILLER DE VILLE, anû: magistrats»

Vous l’entendez , }X)uvez-vous opposer nne disue à ce torrent ?

Le Boürouemestrê , effrayé.

Vous avez raison , il faut employer la modération. Au peuple. Mes amis , je vais examiner l’affaire du vivandier ^ et je vous ipr omets..... . . .^xLa

Mmç. La Feuillette , V luteirompant.

' Ce n’est pas des .promesses qu’il nous iaiit y tenez, voj^ez-yous ces diras ; .^ . . . Æ.lle montre le peuple. Iis ont plus d’énergie ïpie toTites vos paroles, .q c i

H*’. L’kci^ime"^ Dtr peuéle‘4 ' montrant un gros * . bâton noueux.

Il a du poids, celui-là:

Rentrez dans le devoir, je‘ vous Por< donne , .ru nom de la" loi. ’

Mad. LA Feuillette,

Tiens, cet autre avec sa loi. Oli ! nous èn voulons bien des loix, mais des loix pour tous, et non pas pour vous seuls , et vous verrez si nous saurons les respecter.

( ia6 )

Mad. C H A R L O T.

La loi, cruel! en coniiois-tii une, qui te reproche pas ton injustice? Yil magistrat !

Le Bourgueîmestre au peuple*

, , Craignez, -Madame , et vous, peuple insensé.

he peuple se range en grouppe > et dit en menaçant du poing* ^

Nous ne te craignons plus. Ils lèvent leurs bâtons.

C’est à toi de trembler. ^

Le Conseiller ’ de ville > se mettant au

milieu d^eux.

O mes amis ! mes concitoyens / . . . réprimez ces mouvemeus tumultueux. Les Français sont à nos portes , et nous avons besoin de nous réunir, nour décider du parti que nous devons prendre 5 c’est sur vos intérêts les plus . chers qu’il s’agit de prononcer»

Tous -laissant tomber leurs bâtons*

Mad. La Feüillette au \r. Conseiller.

Nous vous écoutons vous, nous savons que vous êtes ùn brave homme , un magistrat sans tache*, et qu’on aura bien de la peine à remplacer 5 on se souviendra longtems de vous, mais, pour ces méchans, on ne se les rappellçr^ que pour exécrer leur mémoire.

it. L’I'Iomtse du Peuple.

Nous Taiinons tous’, et pour vous> OU Vous déteste.

Mcle. Ch A R LOT, aîtmênie,

'O Ma^rlstrat intégré ! ce n’est que de vous que j’attencls , non pas la grâce de iiiORf époux, puiscpi’il n’est pas coupable, inais Un acte de justice qui lui rende sa liberté.

' Lè ir. CO^’SEILLER.

X) mes amis^. ne me prodiguez pp Vos éloges. Attendez que je les ale mérité j mes collègues n’eu sont pas moins dignes. Nous voulons tous votre bien ; reprenez paisiblement vos augustes travaux, mais on vient, c’est un éciTver de raTchiduc.

‘Le peuple fait un mouvement pour s^eri aflcr P il arrête en voyant l ecu^'er^ Mous allons vous obéir.

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