SCENE PREMIERE
LORD HAM I LION et E VAN sont en train de souper; eu DD Y les sen, d<;bout, la serviette sur le bras.
H.\MILTO
Ainsi donc, mon cher Evan, vous ôtes venu à Londres pour y soutenir la bonne cause et vous opposer avec nous à toute tentative en faveur des Stuarts?
(Cuddy va pour enlever le f oulcl, Evan le rappelle.) EVAN.
Uniquement dans ce but, mon cher hôle, et j'espère que vous me mettrez à même de vous prouver mon zèle.
IIAMILTO.N.
Franchement, était-ce la peine de faire tant de façons, et ne vous trouvez-vous pas mieux ici que rue Milord-Protecteur, à l'hôtel Worcesler?
EVAN
Mieux, beaucoup mieux! Seulement, je vous cause un dérangement qui, je vous l'avoue, me fait honte.
HÀMILTON.
Aucun, au contraire; et c'est ce qui doit m'ôter tout mérite à vos yeux. Cette partie de l'hôtel que je vous cède est complètement inhabitée depuis la mort de mon père, qui l'occu-
pait pendant ses rares voyages à Londres. Elle a sa sortie sur la rue de Villiers, tandis que la partie que j'occupe, moi, a la sienne sur le Strand. Je suis cliez moi; vous êtes chez vous. Cette porte donne sur un corridor qui met en communication les deux appartements. Vous désirez être seul, vous poussez les verrous de cette porte. Vous le voyez, rien de plus simple.
(Cuddy va pour enlever le poulet; impalieDCC d'Evao.) EVAN.
Oui, certainement, et jusqu'ici tout va à merveille de votre côté; mais d'un autre...
HAMILTON
D'un autre?
EVAN
Oui, de l'autre côté...
HAMILTON
De quel côté voulez-vous dire?
EVAN
Madame! hein? du côté de madame?
Je ne vous comprends pas.
EVAN
Comment! cette après-midi...
HAMILTON
Eh bien?
EVAN
Sur la place de White-Hall...
HAMILTON
Oui.
EVAN
Enfin, nous sommes amis, n'est-ce pas?
HAMILTON
Et des meilleurs, je l'espère.