‹ L'Envers d'une conspirationChapitre 43 sur 95 · ACTE TROISIEME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIEME

ETAN.

Cette femme si bien voilée que vous pom'suiviez...

HAMILTON

.C'était votre parente.

EVAN

Sans doute; mais ça aurait pu èlre votre femme.

HA MI LT ON

Je suis garçon, mon cher Evan.

EVAN

Ah! vous êtes garçon?

HAMILTON

Je n'ai jamais voulu me marier.

EVAN

Vous avez bien fait, mon hôte!... Cuddy!

(Cuddy verse à boire.) HAMILTON.

Vous ne pouvez donc gêner ma femme. Ainsi, si vous vous trouvez bien chez moi...

(Cuddy emporle la l)ouleille.) EVAN.

A merveille !

HAMILTON

Que rien ne trouble votre tranquillité.

EVAN

De sorte que cette dame... Oui, oui, oui... c'était tout simplement votre maîtresse?

HAMILTON

Mes principes, mon cher hôte, ne me permettent pas ces sortes d'écarts... Je n'ai pas plus de maîtresse que je n'ai de femme.

EVAN

On n'a pas de femme, on n'a pas de maîti'esse, soit; mais

on a une pupille. Les principes les plus sévères ne défendent pas d'avoir une pupille. Or, depuis que le monde est monde, il est reconnu que les pupilles fuient leurs tuteurs et que les tuteurs courent après leurs pupilles.

HAMILTON

Mon cher Evan, j'ai le bonheur de ne point avoir un pareil souci. Je ne suis le tuteur de personne.

Vous pourriez, sans être le tuteur de quelqu'un, avoir une sœur plus jeune que vous, laquelle, n'étant pas mariée, se croie, conmie c'est la coutume en Angleterre, le droit de jouir d'une certaine liberté.

HAMILTON

J'ai une sœur, en effet.

EVAN

Voyez-vous !

HAMILTON

Mais elle est à cent lieues d'ici.

A cent lieues?

Oui.

C'est Irès-loin.

EVAN

H AMILTON.

Vous voyez donc que vous ne gênez ni ma femme, ni ma maltresse, ni ma pupille, ni ma sœur.

(II se '.cvr. ) EVAN, se levant aussi.

De sorte que, franchement, mon cher hôte, si je retrouvais la belle inconnue qui s'est attachée à mon bras...

(Cudilv débarrasse la table cl remet un couTerl.)

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