ACTE TROISIEiME Cl
HAMILTON
Mais vous disiez que c'était votre parente?
EVAN
Sans doute; mais, enfin, si je la retrouvais, il ne vour. désobligerait aucunement... ?
nAMILTON.
Achevez.
EVAN
Que je m'informasse d'elle-même si elle a un frère, un tuteur, un amant, un mari, comme je me suis informé de vous si vous aviez une femme, une maîtresse, une pupille ou une sœur?
HAMILTON
Aucunement, je vous jure.
EVAN
Donc, liberté entière?
Liberté entière !
EVAN
Vous me quittez?
HAMILTON, pienanl le bras d'Evun.
Mon cher hôte, vous tombez à Londres au milieu de graves événements. Ces événements, j'y suis mOlé d'une façon active. Le général Lambert seul représente notre vieux parti presbytérien pur. Le général Monk est douteux. On parle d'une tentative du roi Charles.
EVAN
Vous croyez qu'après son échauffouréc de Worcester...?
HAMILTON
Les insensés osent tout, mon cher hôte; c'est pour cela qu'ils réussissent quelquefois. En tout cas, comme voire nom l'indique...
62 LENYERS D'UNE CONSPIRATION
EVAN
Et comme la lettre de mon père a dû vous le dire...
HAMILTON
Vous appartenez au parti des saints.
EVAN
Peut-être pas des saints... tout à fait.
HAMILTON
Cependant, dans une circonstance grave, on pourrait compter sur vous?
EVAN
A la vie, à la mort !
HAMILTON
Eh bien, donc, bonne nuit! Je vous laisse. Je dois avoir chez moi des amis qui m'attendent. Puis, ce soir, à neuf heures, j'ai rendez-vous à la Tour, avec le général Lambert justement. Votre désir est bien de prendre du service dans son armée?
Je ne suis venu à Londres que pour cela.
HAMILTON
Je lui parlerai de vous.
EVAN
Merci, cent fois merci!
HAMILTON
Donc, résumons-nous. Voici votre entrée et votre sortie, (il moutre la porte de gauche.) Entrée et sortic résBiTéss à VOUS SBul, dont vous seul avez la clef.
EVAN
Bien.
HAMILTON, lui moniranl ia [jorle dans Taogle à gauche.
Voici votre chambre à coucher. Votre domestique a lù-bas une esp(>ce de petit cabinet, (i.i liqnaut la porte du fond.) Enfin, voici