‹ L'Envers d'une conspirationChapitre 51 sur 95 · ACTE TROISIEME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIEME

NANCY

Ma foi! non... Des guenilles, un vieux plaid, une jaquette.

EDITH, e'mue.

Ces lettres sont d'une écriture de femme, Nancy.

NANCY

La correspondance de quelque cousine.

EDITH

A moins que, comme moi, cette fenmie ne conspire, Nancy.

NANCY

Oh! vous avez raison; il faut les ouvrir, et à l'instant même.

EDITH

Comment ! toutes ?

NANCY

Oh! non, une seule suffira... Ah! mon Dieu! mon Dieu! un dirk, une vieille cornemuse... Ah !

[Elle trouve une bourse EDITH.

Quoi?

NANCY

Rien.

EDITH

Eh bien, j'ai... j'ai ouvert la letti-e... Mais...

NANCY

Mais?...

EDITH

Je ne sais comment cela se fait, je n'ose pas la lire.

NANCY, ^'approchant.

Ah! mon Dieu! mademoiselle, conmie votre cœur bat!

EDITH

Tu es folle !

NANCY

Je l'entends d'ici.

EDITH, lisant.

« Mon cher fils... » Ah! c'était de sa mère.

NANCY

Bon jeune homme 1

EDITH

Et moi qui pensais...

NANCY

A'oyez combien les jugements portés d'avance sont pleins de témérité. Pauvre garçon, quand on pense que vous le soupçonniez!...

EDITH

Tandis qu'il était innocent.

NANCY

Comme l'enfant qui vient de naître.

EDITH

Que tiens-tu donc là?

NANCY

Ah! oui, à propos, la bourse du laquais. Vraie boui-se d'Écossais, voyez : percée à jour.

EDITH

Elle renferme quelque chose, cependant ?

Une médaille de saint Dunstan... On dit que c'est un saint fort miraculeux pour donner de bons maris aux filles. Je prends la médaille.

EDITH, pr. naot h boarsc d'Evao.

Celle du maître est un peu mieux garnie... Pauvre garçon! j'ai bien envie... (Tirant une b,igiip. >\e. son doigi.) En reconnaissance du service qu'il m'a rendu...

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