ACTE TROISIEME
Comment t'y prendrais-tu ? Voyons.
Voici sa malle. Il serait bien extraordinaire qu'elle ne conînt pas quelque papier, quelque lettre, quelque renseignement, i l'aide duquel on puisse arriver à connaître sa famille.
EDITH
Vous voulez que je force une serrure? Vous êtes folle, ma îhère.
NANCY
Rien à forcer du tout, mademoiselle : la malle est ouverte.
EDITH
Ah! elle est ouverte?
NANCY
Tenez, voyez plutôt.
EDITH
Tu veux, Nancy, que je commette une pareille indiscrétion?
NANCY
Dame! la gravité des circonstances excuse bien votre curiosité.
EDITH
Il est vrai que les circonstances sont graves.
NANCY
Mais songez donc, mademoiselle, qu'il s'agit tout simplemen lu salut du roi et du bonheur de l'Angleterre.
Je crois que tu as raison, .Nancy; et devant de pareils iiitécts...
(Ellis portent la malle sur une cliaisa à gauche.)
NANCY
11 n'y a pas d'indiscrétion possible... Je vous demande un peu si 1 on peut comparer un méchant Écossais...
EDITH
Il a fort bon air, Nancy, je f assure.
Je crois bien : ils se figurent tous qu'ils descendent de j Robert Bruce ! \
[Elle va à la vulisu de Cuddy.) EDITH.
Sans compter qu'il est brave. Un homme qui s'est battu avec le colonel Hamilton, et qu'il l'a blessé !
NANCY
Voyez, sans perdre de temps; voyez, mademoiselle, voilà la I nuit qui vient.
(Elle ouvre la valise de CuJdj.) EDITH.
Mais que fais-tu, toi ?
NANCY
Je regarde, de mon côté, dans le portemanteau du valet, si je ne trouve rien qui puisse nous guider dans nos recherches.
Je ne vois jusqu'à présent que des habits. Ah!... un paquet de lettres.
(En iilongcanl la main vivement dans la malle, elle fjil lîmLer les babils à lerrc.) NANCY.
Voilà voire affaire.
EDITH
Je n'ose.
NANCY
Lisez, lisez !
EDITH
Trouves-tu quel<iue chose, toi ?