ACTE TROISIEME
EVAN j sous 1 empire d une sor.le preoccnpalion,
A toute heure du jour comme de la nuit, vous êtes le bienvenu, milord.
HA.MILTON
J'ai lu la lettre de votre père... Il vous présente à moi comme un homme dévoué au parti du parlement.
EVAN, toujours pri'occupé.
Du parlement?... Oui, oui, oui!... Certainement, que je lui sjiis dévoué, au parlement...
11 me dit que vous êtes prêt à combattre pour la cause des saints, que représente le général Lambert.
EVAN
Pour la cause des saints, tout prêt !
HAMILTON
Et, au besoin, à vous faire tuer pour elle?
EVAN
J'aimerais autant que la chose n'allât pas si loin; mais, enfin, si mon père a engagé ma parole...
HAMILTON
Non-seulement votre parole, mais encore la sienne.
EVAN
La sienne aussi? En ce cas, lorsque le moment sera venu, milord...
HAMILTON
Il est venu!
EV AN , prc'occiipc.
Il est venu!... Je ne sais pas pourquoi je m'obstine à croire que vous êtes marié, milord?
HAMILTON
Marié ou garçon, Evan, il ne s'agit pas de moi.
EVAN
De quoi s'agit-il donc?
HAMILTON
Il s'agit du salut de l'Angleterre. Sachez qu'un complot terrible se trame à cette heure.
EVAN
Ah bah!
HAMILTON
Un complot qui nous échappe encore, mais dont nous sommes en train de réunir tous les fils.
EVAN , préoccupé.
C'est que, si vous étiez marié, tout s'expliquerait.
HAMILTON
Comment ! tout s'expliquerait?
EVAN
Je m'entends... Vous disiez donc?
HAMILTON
Je disais qu'un coup d'une audace inouïe venait d'être exécuté.
Bah! lequel?
HAMILTON
Le major Ingolsby, un renégat, un traître, vient, avec cinquante hommes, de s'emparer des portes de la Tour et d'y enfermer le général Lambert.
EVAN
Comment! le général Lambert?...