ACTE QUATRIÈME
j'ai bonne mémoire, c'est celui d'un des défenseurs les plus ardents de notre sainte Église presbytérienne.
En effet, Votre Honneur... et, si j'en juge par ces derniers mots, vous êtes aussi pour le parlement ?
MO NT ROSE
Parlementaire enragé!
EVAN
Alors, partisan de M. Lambert?
MO.NTROSE.
Fanatique!
Comment, en ce cas, n'ètcs-vous point avec ceux qui le délivrent à cette heure?
M 0 N T lî 0 s E.
Ah! oui... oui... (a part.) C'est bon à savoir, (eaut.) Mais, vousmême, comment n'y êtes-vous pas?
Parce que j'ai suivi cette dame qui prétend ne pas me connaître ; mais maintenant que je ne puis douter de son ingratitude...
(U va à la porte secrète.) IIONTROSE, le relcnant.
OÙ allez-vous?
EVA>' , cherchant le l.oulon.
Rejoindre mes amis, avec lesquels j'avais rendez-vous au pont de Londres.
MONTROSE, avec inquie'lude.
Pour, de là, vous porter sur la Tour?...
KVAN, chercliïnl toujours.
Oui, le rendez-vous était d'abord au Strand ; mais il a élé changé une premièie fois.
MONTROSE, h part.
Que faire? (naut et vivf.nem.) Ignorez-vous qu'il l'a été une seconde?
EVAN
Ah !... Où donc est-il maintenant ?
MONTROSE
Ici. (a rari.) Il ne m'échappera pas!
EVAS.
Ici?
AlONTROSE.
Ici même... Savez-vous où vous êtes ici. mon cher monsieur?
EV AiN.
Je ne m'en doute pas.
MONTROSE
Eh bien, vous êtes chez le général Lambert.
Ah ! c'est pour cela que la maison communique avec celle du colonel Hamilton ?
MONTROSE
Justement.
Tout s'explique, alors; mais, mon cher monsieur, cette dame...
MONTROSE
Quelle dame?
EVAN
Celle qui était ici tout à l'heure, et qui vous a appelé.