ACTE QUATRIEME
MOMROSE.
C'est sa femme.
EVAK.
La femme de qui?
MONTUOSE.
Du général Lambert.
Sa femme? Ah! mon Dieu!... et moi qui ai cru... Je me trompais, évidemment...
Où diable vais-je l'enfermer ?
EVAN
Mais enfin, elle n'est pas seule! Il doit y avoir une autre dame dans la maison?
MONTROSE
Oui, sa fille.
EVAN
La fille de cette jeune dame... Mais ce doit être un enfant, mon cher monsieur.
Elle est née d'un premier mariage.
EVAN
Grande alors?
Vingt ans.
Belle?
Charmante !
MONTROSE
EVAN
MONTROSE
EVAN
C'est celle-là. Je ne m'étonne plus que l'autre n'ait rien compris à tout ce que je lui disais... Je ne m'étonne plus qu'elle vous ait appelé!
MONTE OSE, allant à l'une des portes d'angle.
C'est un bonheur, puisque nous nous trouvons être du môme parti et défendant la même cause, (a pan.) Il sera trèsbien là dedans.
EVAN, distrait.
Ainsi, ce n'est plus du Strand, ce n'est plus du pont de Londres que nous partons; c'est d'ici?
M ONT ROSE, lui pienanl Je bras.
D'ici même... Voici la chambre où ces messieurs vont se réunir pour discuter le plan de surprise. Entrez-y un instant; vous n'y serez pas longtemps seul.
Et l'autre dame, la jeune, la jolie, celle qui a vingt ans, pourrai-je lavoir?
MONTROSE
Pardieul c'est elle qui va nous donner les écharpes qui doivent nous servir de signe de reconnaissance.
EVAI».
Alors...
MONTROSE
Oui, oui, entrez, entrez vite.
EVAN, se frappînt le front.
La femme du général Lambert!... Je comprends maintenant qu'elle m'ait cru fou !
(Il entre; Montrose referme sur lui la porte à double tour.) MONTROSE.
La chambre n'a pas d'autre issue, si ce n'est une fenêtre qui donne sur la Tamise, et encore elle est grillée. Ma foi, il aura de la chance s'il s'échappe.
(Il va pour ouvrir la porte du fond.)