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L'envie

Pendant que lesévéncraents précédents se passaient dans la forêt de Pont-Brillant, madame Bastion éprouvait d'horribles inquiétudes; fidèle à la promesse que, lu veille, elle avait laite à Frédérik, elle attendit longtemps avant d'entrer dans la chambre de son fils; le croyant endormi, elle espérait quil trouverait quelque calme dans ce repos réparateur; aussi, jusque vers environ une heure de l'après-midi, la jeune mère resta dans sa chambre, qui communiquait à celle de Frédérik, prêtant, de temps à outre, une oreille attentive,

L'l^VIE. t. II. 1

6 LES SEPT rÉCHÉS CAPITAUX.

éiin de tficljtT de savoir si son fils dormait d un sommeil paisible.

Mar.i;uerite, la vieille servante, entra chez madame Bastion, pour lui demander quelques ordres.

— Parlez bas, et refermez bien doucement la porte, lui dit Marie à mi-voix, prenez garde d'éveiller mon fils...

— W. Frédérik? madame! répondit Marguerite ébahie, mais il est allé ce matin au point du jour chez le père André... avec son fusil.

Courir a la chambre de son fils et s'assurer de la vérité deTassertionde sa servante... tel fut le premier mouvement de madame Bastion.

Frédérik en effet n'était plus la, et son fusil avait aussi disparu.

En rapprochant de cette dernière circonstance, la mystérieuse disparition de Frédérik, la malheureuse mère sentit ses alarmes arrivera leur comble.

Évidemment, pensait-elle, son fils avait voula se dérober aux explications qu'elle pouvait lui demander dans son étoimement de lui voir son fusil 'a la main; et elle le savait trop accablé pour croire (piil [)ùt songer a la chasse.

Madame Bastion se rendit en hâte a la maison du père André le jurdinier chez qui on avait vu entrer Frédérik au jxjinl du jour; mais le jardinier était sorti depuis peu de temps.

l)ans son ii^Miurance du chenun qu'avait suivi son fils et de celui (ju il devait prendre à son retour, Marie se rendit li l'exlrémilé de la futaie, sur un petit lerlrc assez élevé, lâejiant d'apercevoir au loin son lils dans la plaine au delà de laijuelle coinmem.ait la Ibrél de Poiil-Brillanl.

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