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velu et des paumes des mains, la première poussée remonté à 1938.
Le psoriasis des paumes des mains est devenu pustuleux en 1940 et depuis reste pustuleux avec poussées.
Il a été traité antérieurement par l'huile de Cade, l’acide salicylique à 10 %,, la chrysarobine à 5 %. Pas de traitement général.
On essaye l’éosine à l’alcool à 2 % en badigeon. Le 12.12.41 très amélioré, on conseille 1 mois de repos et ensuite même traitement local. Revient en mars 1942, l’amélioration continue. |
OBSERVATION IT (Hôpital Broca)
Le jeune V.…. Claude, 6 ans, est amené pour un psoriasis apparu au début de novembre 1944, sur le tronc et les bras. Quelques éléments disséminés. Pas de nouvelles poussées depuis.
Son père est mort tuberculeux, il est abandonné par sa mère, il n’a ni frère ni sœur.
Il a marché à deux ans, pas de retard intellectuel.
Traité par l’éosine locale, il revient un mois plus tard, plusieurs éléments ont disparu. Ceux qui subsistent ont diminué, le traitement continue.
OBSERVATION III (Hôpital Saint-Louis)
Le 17.10.1944, M. G... Emile, 48 ans, magasinier, consulte pour un sporiasis avec des éléments infectés.
Le psoriasis est apparu à l’âge de 12 ans, localisé alors aux coudes, genoux, tibias, il a persisté jusqu’à l’âge de 28 ans. Depuis cet âge a complètement disparu.
En juillet 1944, nouvelle poussée, plus intense que les précé-
dentes, localisation au dos, à la face, aux épaules, aux coudes, aux plis fessiers, cuisses et genoux.
Il présente en outre des lésions d’acné sur le dos et des lésions de dermatose médio-thoracique. On retrouve dans ses antécédents, une grand’tante atteinte de psoriasis.
Il a trois enfants, indemnes jusqu’à présent, à l’examen certaines plaques de ce psoriasis sont assez suintantes (plis fessiers, région sacrée), les lésions rétro-auriculaires sont
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fissuraires. On voit l’éclosion de petites lésions pustuleuses, les trois caractères pouvant faire envisager un facteur infec-
tieux.
Traité par l’éosine à l’alcoo! à 2 % et bains de permanganate à 1 pour 10.000, Revient le 25.11.1944 :
Très grosse amélioration, nombreux éléments blanchis, amélioration de ceux qui persistent, guérison des lésions infectieuses.
OBSERVATION IV (Hôpital Saint-Louis)
Le 25.38.42, M" B.. Augustine, 63 ans, consulte pour un psoriasis des mains, de la face et du cuir chevelu datant de plusieurs années.
A été traitée par piqûre de lait sans succès, mise depuis le 18 Janvier à amphomuth. La malade se déclare améliorée par ce traitement.
Le 29.1.48. La malade qui était restée sans psoriasis à la suite de son traitement, présente une récidive. Remise à l’amphomuth.
Le 17.2.43. A la 2° piqûre de la série, actuelle poussée de psoriasis de tout le tronc. Quelques éléments à la face. On continue amphomuth.
Le 26.3.43. Vient de finir 15 amphomuth — lésions améliorées — arrêt 6 semaines, reprendre ensuite une série d’amphomuth..
Le 29.9.48. Les lésions ont augmenté depuis un mois, restant localisées aux poignets et aux coudes, n’envahissant plus le cuir chevelu, l’abdomen et la face.
Le 15.12.43. 15 amphomuth.
Le 8.3.44. Etat stationnaire. Peu de résultat.
Le 21.6.44. Même état. Amphomuth et vaseline au calomel localement à 10 %.
Le 20.9.44. Poussée subaiguë surtout au niveau du dos des mains et des avants-bras. Eléments érythémato-squameux en taches de 5 à 10 mm. de diamètre. Sur le dos des mains et le bord cubital de l’avant-bras : larges placards. Pas de lésions sur le tronc, la face, le cuir chevelu.
Traitement : Eosine locale.
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s° Le 15.11.44. Amélioration. On continue Eosine.
Le 7.3.45. Amélioration nette du psoriasis, dont seuls persistent quelques éléments isolés sur le dos des mains et au coude gauche. |
Le traitement continue.
OBSERVATION V (Hôpital Broca)
M. P.. Jean, 33 ans, consulte le 28.3.45 pour un psoriasis en plaques non modifié par le Psothanol.
Traitement : anaxéryl.
12.4.45. Pas de modification après 15 jours d’anaxéryl. Traitement : vaseline salicylée puis éosine.
3.5.45. Amélioration des placards. Quelques-uns sur le dos Ru sont même complètement blanchis. Le traitement continue.
b) Comparaison avec les autres réducteurs.
GoucEror et DEGos s’expriment ainsi : « La comparaison des résultats obtenus par les applications d’éosine avec ceux obtenus par les réducteurs habituellement utilisés dans le psoriasis : acide chrysophanique, acide salicylique, huile de cade, etc. est à l’avantage de l’éosine.
L’éosine à paru dans la plupart des cas d’une efficacité supérieure aux préparations salicylées et cadiques.
Des malades traités lors des poussées antérieures par des de bains et des onctions cadiques ont été, à poussée d’intensité Ê égale, plus rapidement blanchis par l’éosine.
L’éosine a une efficacité au moins équivalente dans la plupart des cas à l’acide chrysophanique, sans en avoir les incon- ; vénients d’intolérance locale ».
Nous sommes loin de vouloir faire de l’éosine le médicament spécifique du psoriasis, mais il vient judicieusement augmenter l’arsenal thérapeutique et c’est une arme de plus pour lutter contre cette affection tenace. !
c) Deux techniques sont à retenir.
1° Badigeons par une solution d’éosine à l’alcool à 2 % tous les deux jours; les jours intercalaires, onction avec un corps gras, vaseline ou cold cream.
C’est cette méthode que nous avons vu le plus couramment employée.
Il est nécessaire de décaper d’abord les placards car les
squames se tentent d’éosine, s’hypercolorent et empêchent
ainsi la lésion sous jacente d’absorber le colorant. Les squames se détachent abondamment et sont enlevées par le corps gras. 2° Soit onctions quotidiennes de vaseline ou de cold cream éosinés à 2 %.
Avec cette méthode le décapage est souvent plus rapide, mais moins apparent tout d’abord.
Dans les deux méthodes, le malade prend si possible pour accentuer le décapage, des bains de carbonate de soude (125 gr.), pour un bain, deux à trois fois par semaine entre les applications d’éosine.
Il ne faut pas se contenter d’une série rapide de badigeons ou d’onctions locaux. Il est nécessaire, comme nous allons le voir plus loin, de poursuivre longtemps ce traitement, même lorsque les lésions, complètement blanchies, semblent guéries.
Enfin, à ce traitement local, il sera excellent d’associer un régime alimentaire, sans aucun corps gras déjà préconisé par Grurz. Ce régime sera suivi pendant plusieurs mois. GOUGE-
ROT et DEGos conseillent une cure de deux mois, deux fois par
an avant les changements de saisons.
d) Critère de guérison.
1° On remarque fréquemment chez les psoriasiques traités par l’éosine, un aspect particulier des placards :
La lésion squameuse en activité est colorée en rose vif, les squames empêchant la résorption du colorant et se teignant en rouge.
Si la lésion a été décapée auparavant, l’aire de la plaque résorbe le colorant, mais fait remarquable, dans les deux cas,
existe en outre, un halo blanc de 5 à 10 mm. de large; débor-.
dant et entourant les placards visibles.
Sur cette plaque décolorée qui tranche avec la peau saine avoisinante colorée en rose, l’éosine est donc résorbée.
La résorption du colorant comme l’ont montré GOUGEROT et Decos, témoigne d’une activité physiologique liée à un processus inflammatoire. Or, cliniquement, la peau y est normale,
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le grattage n’y décèle aucune parakératose. Histologiquement, il n’existe pas de parakératose, mais une simple dilatation des vaisseaux sanguins et lymphatiques.
Faut-il donc admettre, comme le pensent GOUGEROT et Decos, une zone « anormale » cliniquement et histologiquement invisible.
Ces auteurs signalent même une observation où un malade guéri d’un psoriasis en juin 1936, fait une nouvelle poussée en septembre 1937. Traité par l’éosine, l’aspect précédemment décrit se produit autour des nouvelles lésions, mais fait curieux, des zones correspondant exactement aux placards de psoriasis guéris en 1986 et complètement disparus depuis, absorbent l’éosine elles aussi et apparaissent décolorées sur la peau voisine rouge, la biopsie ne montre cependant pas trace de parakératose.
2° GouceroT et Decos soulèvent deux hypothèses.
— ou bien la restitution ad intégrum n’avait pas été complète, il persistait une séquelle physiologiquement après 18 mois de guérison clinique, qu’on pourrait appeler postpsoriasis. |
— ou bien la zone de résorption correspond à des lésions naissantes encore invisibles, lésions de pré-psoriasis si l’on veut.
Les deux hypothèses ne sont d’ailleurs pas incompatibles. On conçoit que la lésion psoriasique persiste invisible (postpsoriasis) pour récidiver (pré-psoriasis).
Ceci expliquerait les récidives après guérison clinique. C’est pourquoi il est nécessaire de poursuivre les badigeons très longtemps, jusqu’à disparition de la résorption de l’éosine par les lésions et leur périphérie.
La non résorption de l’éosine constitue donc le test biologique de guérison.
Le liseré blanc chrysophanique a, pour GoucEeror et DEcos, la même explication. L’érythème dû à l’aeide chrysophanique épargne la lésion de psoriasis et son pourtour, il n’existe que sur la peau saine environnante. Selon ces auteurs, la lésion visible et le liseré périphérique qui marque la zone d’activité invisible de la lésion résorbent l’acide chrysophanique : cet acide résorbé ne peut donc irriter la peau. Au contraire;
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