‹ L'Épargne Forcée MonétaireChapitre 43 sur 56 · B. -— DIFFÉRENTES TRANSACTIONS INTERNATIONALES · texte numérisé non relu

B. -— DIFFÉRENTES TRANSACTIONS INTERNATIONALES

Avant de procéder à cette recherche, il nous paraît utile d’insister sur le problème de la classification des différentes transactions internationales. Doivent être considérées comme telles toutes celles qui comportent l’échange de deux devises nationales différentes, et qui seules, par conséquent, sont susceptibles d’affecter, avec la balance des paiements, le cours du change, et le débit monétaire interne.

Leur présentation dans un ordre logique n’offre aucune difficulté sérieuse de théorie économique ; il s’agit seulement de savoir à quel point de vue on veut se placer, et quel aspect de la position internationale du pays on désire faire ressortir. Mais l’évaluation de chaque poste rencontre des problèmes parfois insolubles de pratique statistique, parce qu’en l’absence d’un contrôle minutieux et universel des opérations de change, il est impossible de dénombrer toutes les transactions faisant l’objet d’un paiement

international, — surtout lorsqu'il s’agit non d'échanges commerciaux, mais d’opérations purement financières. Cette difficulté, qui disparaît partiellement dans le système du clearing international, est notamment à l’origine de la distinction entre commerce visible et commerce invisible dans la balance des paiements, — distinction dont l'intérêt statistique est évident, mais dont la signification économique est nulle. Aussi est-il regrettable de voir parfois subsister une confusion entre ces deux problèmes, et que l’on distingue par essence ce qui n’est séparé que par accident. Autant il importe de tenir compte de tous les éléments, même invisibles, autant il importe de souligner quels sont les échanges invisibles qui appartiennent à la même catégorie que les échanges visibles, et qui affectent la position internationale du pays de la même manière.

On peut poser en première approximation (c’est-àdire abstraction faite des défauts de paiements, moratoires, etc.), que la balance des paiements, qui comprend toutes les transactions internationales du pays, est toujours en équilibre comptable ; autrement dit, que la somme algébrique de tous ses postes est toujours nulle ; de sorte que si tous ces postes peuvent être connus directement sauf un, ce dernier se déduira automatiquement du solde des précédents.

Ceci établi, on peut, nous semble-t-il, choisir entre deux classifications principales, du reste assez voi-

sines.

La première oppose les mouvements des revenus aux mouvements des capitaux (3). Selon nous, la présentation la plus satisfaisante serait la suivante: toute transaction qui donne lieu à une demande de la devise nationale devant figurer à l’actif, toute transaction donnant lieu à une offre devant figurer au

passif :

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