IL. — Balance des capitaux
Importations (actif) et exportations (passif) de capitaux à long et à court terme.
Selon cette présentation, le solde net de la balance des mouvements de capitaux sera donc égal à la somme des soldes des mouvements de revenus et des mouvements d’or.
Si l’ensemble des postes des deux premières catégories pouvait faire l’objet d’une évaluation exacte, il serait donc possible d’en déduire indirectement le mouvement net de capitaux ayant affecté le pays pendant l’année considérée ({) ; mais il serait impossible de savoir, de ce fait, si ce pays a augmenté ou non son capital à l’étranger : car de nombreux facteurs affectent la quantité nominale du capital national investi à l’étranger, qui n’apparaissent pas dans la balance des paiements : tels, les liquidations d’entreprises étrangères en faillite, l’augmentation ou la diminution du capital des entreprises, la distribution d’actions de jouissance aux actionnaires, etc. etc. Or, les variations du capital à l’étranger se feront sentir, dans la suite, sur la balance des paiements, sous forme de variations du poste intérêts et dividendes.
Cette classification, toutefois, ne met pas en évi-
(4) C’est la méthode employée, par exemple, par J. Viner dans son étude classique des mouvements de capitaux au Canada (Canada's Balance of International Indebtedness, 1900-1913, Boston, 1923). Le calcul du solde des balances des transactions commerciales, des services et des transactions non commerciales représente exactement la différence entre emprunts et prêts à l'étranger.
dence le mécanisme des paiements internationaux dus à des transferts unilatéraux. Il est utile, en effet, d’opposer aux transactions au comptant, où le paiement en devises étrangères fait l’objet d’une contrepartie immédiate en marchandises ou en services, les transactions à crédit, ou même purement untlatérales. Dans la première catégorie rentreront tous les échanges commerciaux proprement dits et les mouvements d’or (5). Dans la seconde catégorie, les revenus financiers et non économiques et les mouvements de capitaux. L’une comprend donc tous les paiements en devises nationales comportant une contre-partie future ou passée : future, s’il s’agit d'emprunts ou de prêts nouvellements consentis ; passée, s’il s’agit de paiements ou de recouvrements d’intérêts ou d’annuités en capital sur ces emprunts antérieurs.