‹ L'epee de mon pere comedievaudeville en un acteChapitre 15 sur 21 · LAURENCE, GUSTAVE · texte numérisé non relu

LAURENCE, GUSTAVE

LACRENCE. Ils'en T3.., il lue laisse seule avec... pourtant, j'aurais bien voulu lui parler.

GUSTAVE, à lin-mème. Ses yeux le suivent encore, lorsque depuis lung-leiiips il n'est plus là... allons, Henri a deviné juste, il est aimé!., ( Huid, en s'u/tpruchuiU Je Laurence, } Mademoiselle...

LAURENCE. Ail!., monsieur Gustave!

GUSTAVE. Vous ailes nie fuir encore, n’est-il pas vrai?

LAURENCE. Non... non... quand je le voudrais, je ne le pourrais |ias.., tout 1e monde ici depuis une heure a tant de eliagriu!.. M“* la comtesse, votre frère, vous, monsieur ?..

GUSTAVE. Oh ! ne parlons pas de moi, mademoiselle ; mais de lui, Henri, que sans doute vous chercliies dans ce salon.

LAURENCE. Eh bien!., eh bien! oui, je vous l’avouerai, monsieur Gustave, dans ce moment je desirais le rencontrer avant le retour de mon père, avant que ce fatal secret dont m’a parle M'** la comtesse...

GUSTAVE. Ah! voussavex...

LAURENCE. Qu’un Seul de vous est son fils, elle me l’a dit; je sais aussi que celuilà, lorsqu’il va être reconnu, doit cire mon mari, que mon père le veut... que c’est une résolution irrévocable... et je sais enfin que, moi.... moi, je ne puis me soumettre à ces calculs, à ces plans de fortune et d’avenir, pour lesquels on ne m’a jamais consultée; et que jamais, non jamais je ne consentirai à être la femme... d'un homme... que je n'aimerais pas. (£?/e pleure.') Voilà, monsieur Gustave, ce que je voulais dire à votre frère... et quand je l'ai vu... je n'ai pas osé...

GUSTAVE, à pttrl f Oi’cc chagrttt. D'un hoiiime qu’elle n'ainicrail pas .. ( Haut, ) Rassurez-vous, mademoiselle, cet homme, eût-il pour vous au loiid de l’aine tout l’amour que vous m’... que vous inspirez à Henri, cet homme saurait se vainue, et

refuser, s’il le fallait, les ofli cs de JI. votre père.

I.A11IIENCE. Ah! celte ré|>onsc... vous pensez qu’elle eût été celle de M. Henri ?

GUSTAVE. Sans doute, puisque c’est la mienne, ne me connait-il pas ? ne sait-il pas qu’il peut compter sur moi? que quand ces (lapiers me feraient ennnaiire à tous pour l'uiiiqiie héritier du (;énéral, je ne voudrais pas être lin obstacle an bonheur de mon fivte?.. (moucemrni ri'ePauiement Je Al /r«He/i//r) an vôtre... oh! il vous Aurait dit tout cela, comme je vous le des, iiiadenioiselle, et il serait tombé à vos ((eiioux pour vous ténioip.ner sa tendresse, sa joie, L't rL’coniiaiüSsTiice.

LArnCi'MCE. Su joie ! su rtxonnuissAncc !« .

je lu.’ vons roiii|>n>ii(J.s pns.

GtSTAVK. Il vmisuiinc taniî

I At RENCE. Il m aime, lui, àf. Henri !

Gi.ST\VK. laitte démarché que vous vouliez faire auprès de lui, ne proiive-t-elle pas que vons pnrUigez.son amour?

LAtniEAT.E. Cette démarche! je voulais me confier à lui, à son bon cœur; j'esp<lrais

3 n’tl serait assez généreux pour refuser 'être mon mari.

GUATAVE. (.uminenl ?.. maisà mon tour

je ne vouscompreiidsplus... iiiadeinoiselle,

n’aimez-vous |>as mon frère?..

l.AUnEAi:E. Certainement , j’ai pour M. Henri beaucoup d'amitié... mais...

GUSTAVE. Tonies les fois que vous êtes venue dans celte inaison, ne sembliez-vous pas trouver du plaisir à le voir... à l'entendre...

LAiinr.vcE. C’est vrai ! il est si bon!

mais...

GUSTAVE. Et lorsque votre père a parlé tantôt devant lui de ce projet de mariage, votre premier mouvement ii’a-t-il pas été de sourire?

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