‹ L'epee de mon pere comedievaudeville en un acteChapitre 18 sur 21 · HENRI, GUSTAVE · texte numérisé non relu

HENRI, GUSTAVE

HENRI. Allez, monsieur , c'est affreux , c’est infâme !.. Me tromper de la sorte...

abuser de ma confiance !

GUSTAVE. Je t’en conjure, écoute-moi

(Laurence pouMC un cri et aVnfuit.)

HENRI. Rien! rien!.. Vous pouviez attendre au moins, monsieur, que cette lettre vous eut donné votre titre de comte , pour me puuir, moi, de n’étre que le fils...

GU.STAVE. Ah! c’est du délire, Henri...

et c’est vous sans doute qui serez reconnu pour riiérilier du général.

HENRI. Moi ï. Oh ! si tel était mon sort, jamais je ne vous pardonnerais votre perfidie. Ainsi, ne me faites pas de grâce...

chassez-moi sur-le-champ de cette maison, SI le papier vous en donne le droit.

GUSTAVE. Mais non, non ; je t’aimerai toujours , in|;rat ; je ne briserai pas pour la querelle d un instant une amitié de vingt années, et je te forcerai bien d’accepter...

HENRI. Je ne veux rieu de vous; vous êtes un mauvais cœur, un mauvais fièrt*..

Je sortirai d'ici, si vous avez le droit d’y commander, et je ne vous reverrai de ma vie.

GUSTAVE. Mais, encore une fois, voulezvous m’entendre?

HENRI. Non , non ; laissez-moi ; dès à résent, je vous bais ; il n’y a plus rien e commun entre nous: l’un des deux est le comte de Servières, l’autre, Rctni, Rémi, le fils du transfuge'... d’un mauvais soldat flétri par une condamnation infamante. Obi l)ieu veuille que ce soit vous, monsieur, pour que je puisae me vengei de votre peibdie... Laisses-moi.

(Il Ta s'aiteotr avec colère.)

GUSTAVE. Monsieur, si tous êtes le coinie de Servières, ce sera encore à moi de vous patdonner.... oui , de vous pardonner voire injustice, votre cruauté envers le fils da transfuge.

IIEA'BI. Hein? que dit-il ?

GUSTAVE. Je vais ilierclier M"* la comtesse, et lui dire que l'an et l'antre, nom sommes décidés è ouvrir celtelettre. Adien, monsieur.

(Il »ort par le fond. La nuit a commencé à Tenir pendant la fin de cette scène.)

aoawowaooaaaowoawoaaBwcaopQawoaoow

SCEINE XVI.

HENRI , seul.

Me plaindre! me pardonner!.. Je lui confie mon secret, je lui ouvre toute iiiori aine comme é un ami, comme à un frère, et lui, m'a-t-il dit un mut, nnseul qui pül me faire soupçonner son amour?.. Alt! je ne suis pas injuste... c’est de la déloyauté, c’est de la trahison... Il me paidounel..

mais toujours il ni 'a accablé de sa supério rite!, toiijoiiis, il l'a emporté sur moi’..

La fortune de la maison , la prospérité de

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l'ÉPSE de mon piftE.

noire commerce, c’est à lui qu’elle est due., et moi* je D*&i de ma vie... 11 est

bonoré, estimé, admiré de tout le monde., serail-il donc vrai que cette différence entre nous deux fût le résultat de notre naissance... et que le sang qui coule dans ses veines fût plus noble que le mien, puis que j’ai été un bomine nul jusqu’à ce jour, et lui, un homme de mérite? Ah î ce papier , ce papier! (Il marche i'hement em U secrétaiH^ et prend !e papier. )Ws ne viennent pas... cl je ne puis deviner avant eux ce secret qui doit étie ou ma vie ou ma mort?., (f/ cherche à regarder à ira<*ers le papier i sans enlever le cachet.) Je ne puis rien voir... la nuit... la nuit déjà!., et pas de lumière.. Ah ! là ! à cette croisée, peutêtre un dernier rayon de soleil... (// court à la fenêtre et V ouvre.") Oui, j’espère.. Quelqu’un... non... non... Ah! {Lisani à la fenêtre^ et toujours sans décacheter.) *« Le fils du général , comte de Servières, est celui qui fut élevé sous le nom... sous le nom d’Henri. {Mowement de j>de; il relit encore pour bien s*assurer ne s*est pas trompé,) m Le fils du général , comte de Ser\ûëies , est celui qui fut élevé sous le nom d’Henri. » Ah ! c’est moi \ moi ! mon père était un homme d’honneur... et lui, Gustave !. ah!

je serai vengé... Le voilà avec ma mère...

(Regardant avec orgueil iH** de Servicres,) C'est ma mère...

(Entrtfe de de Ser vi t * et de Gaslave. Un domestique porte des lumicres quHl {toee «ur le ridon, et se retire.)

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