SCENE XVII
GUSTAVE, LA œMTESSE, HENRI.
LA COMTESSE. Eh bien! mes enfans, de loin , j’ai vu M. Tliomassin qui revient ici, avec Laurence.
LES DEUX JEUNES GENS. Laurence.
LA COMTESSE. Gust.tve, VOUS iii’avez dit que vous éties décidés.
GUSTAVE. Oni, madame, je suis prêt...
(regardant le secrétaire ouvert y elle papier que tient Henri) et je vois que d’autres sont encore plus impatiens que moi de connaître leur destinée. Lisez donc, monsieur.
LA COMTESSE. Monsieur., qoe veut dire?
GUSTAVE. Quel que soit mon sort, je le subirai, o.u sans orgueil, ou sans faiblesse ; lisez, vous dis'je.
HENRI. Ah 1 vous êtes prêt, inonsieiir?
LA COMTESSE. .Monsieur... et lui aussi !
GUSTAVE. Oui... si je suis condamné à la honte , à la misère , je saurai me refaire nncexîstence.... je serais fier de l’honneur de mon père.... mais si mon père
a pu jamais oublier, lui , qu’il devait un nom sans tacite à son enfant, moi, je répaier.ii par les actions de toute ma vie l’infamie de ma naissance. Je serai maU hrureux,je soufTi irai sans doute.... mais., mais lisez donc; notre supplice est horrible, et vous n’avez pas le droit de le prolonger davant'ige.
Iir\Rl, apres un grand temps de silence^ eiregardant Gustave avecémotion. Ah! vous êtes décidé... ch bien!, eh bien ! moi je ne le suis pas.
LA COMTESSE. Comment .
BE\RI. Non , madame , nou ma mère...
Il peut tenir ce langage , lui , qui dès son enfance fut un modèle d’honneur et de raison, lui , quisc faisant par son activité et mon indolence le chef de la famille, a enrichi notre maison de tout le fruit de sou travail... mais moi je n’aurais pas de tels souvenirs pour me consoler.... je n’aurais rien pour inc relever à mes propres yeux., et alors., si je n’étais pas votre fils... je me tuerais, madame.
LA COMTESSE. Ah ! lllOn fils.
GUSTAVE. Henri ! mon ami ! mon frère.
HENRI, lui prenant la main. Eh bien !
cette lecture, êtes- vous toujours prêt à l’enleudre ?
»“« CGRTACT.
Ata de Rrnaud de Montauban,
Je tremble, hclas ! malheureux, qu'a-t-ü ilit ?
Il »c tuerait! pauvre Henri! pauvre wèrcl Quoi ! loij trep.-u «lan» cet teril ?
ataat.
JVn fais bcmient.. .
Lk COSTItSK.
Mon Dieu ! ((uc faut-il faire?
lIKItRl.
Voyons... parles... c« papier que je hais,
Qui peut de toi me séparer, mou frère.
Qui pi ivcrail un enfant tic sa mère...
L'ouvrironi-notis... oh ! non, jamais!
Vous ne le connattrex jamais.
( Il s'élance vers une des boupirs et brûle le pa pire,)
LA COMTESSE. Henri, qu'avez-vous foit?
(ThomaMin 'et sa fille ont imni au même instant sur le seuil de la porte.)