‹ L'epee de mon pere comedievaudeville en un acteChapitre 20 sur 21 · SCENE XVIII · texte numérisé non relu

SCENE XVIII

Les Mêmes, THOMASSIN, LAURENCE.

TiionAS.siN. Hein ? qu’est-ce que c'est ?

qn'ai-jc vu... ce papier... c'était U lettre du fermier Rémi...

nEMRl. Précisément...

THOa.tSSiM. Cette lettre qui devait nous apprendre. . .

LE MAGASUN TREATAAL.

IIE\1U. Kl qui « grucc au ciel, ne peut plus ritn nppii’mlrc à pcTsoiuic.

THOMASSlN. (ioniiiu iil! je lie saurai donc pas quel est le (ils de iiiou ami , celui quM in'a recoin mandé à son dernier soupir/

BEMRi. IMoiLsicur Tltomassiu, vous ferex comme ma mère... comme M*** la comtesse

Î |iii in*a déjà pardonné ce que je viens de airey ei qui nous aime toujours avec une égaie tendresse , et qui voit toujours en nous ses deux eofans , irest-ce pas?

L\ COMTESSE. Uli ! oui...ines enfans!

toujours! toujours!

THOMASsm. Yous« madame la comtesse, à la bonne heure, aimes-les tous les deux, je le veux bien, vous en avez le droit....

mais , moi et ma fille , nous ne pouvons pas... ma fille surtout... que diable! C’est une horreur , c*e$t une indignité , d’avoir brûle cette lettre ! J'ai beau les regarder tous les deux des pieds à la tete pour trou> ver Seulement un soupçon, un indice...

nEKRI , dériamant.

Devine ti tu peux, et clioitit »i tu ToftCft.

TIIOMASSIN. Kt ce portcreuille qui in’a etc confié par le général , celle soiiiiiie de 100 uiille livres qui, depiiissei7.e années, a fructifié, doublé entre mes mains , mais enfin , dont je ne suis que le dépositaire, à qui rendre tout cela di^rmais?

HF.XIII. A qui ? gardcz-les , personne ne vous les réclame.

LA COJITES.se tl CIJSTAA E , fnscmhle.

'Non, non, personne.

THOaASSIJl. l.es garder; je n'en veux pas... cette fortune n'est pas à moi.

DESRI. C’est égal... s’il nous plait d’y renoncer, vous ne nous forcerez peut-être pas...

TD0MA8SIJI. A la reprendre? c'est ce que nous verrons... Je suis dans mon droit et je plaiderai., j’y mangerai ptulAt toute .ma fortune et la vAtre.. Alt mais ! j'ai du caractère.

HENRI. Allons, allons, apaisez-vous, monsieur le baron, nous redoutons les procès arec un adveisaire tel que vous.. Choisissez donc ; c’est le seul moyen de nous entendre.. è qui l'héritage ?

THODASSIN. A qui? eh ! parbleu, il faut bien que je fasse comme M'** la comtesse : à tous les deux. Je suis toujours sûr que le fils du général en aura Lt moitié.

DENRI. Et qu'il donnera le reste, et de bon cœur, au plus cher de ses amis...

THUMASSIN. Il en a le droit.

nN.

HENRI. Et M"* Laurence aéra 1a femme de mou frère?

TIIOHASSIN. Eli bien !.. eh bien ! oui , vous serez mon gendre , jeune homme...

car très-certainement le comte de Serrièrea ne peut avoir pour fils un extravagant tel que monsieur...

(Il monti'e H«nri.)

HENRI. C'est probable... ob! sans doute, ce n’est pas un préjugé que la naissance. .

( à part ) et , je le crois , je n’ai pas menti à la mienne... Eh bien! Guatave, es-tu content de moi ? m’as-tu pardonné ?

ci'STAVE. Ab ! mon ami , tant de générosité...

LA COHTESSE. Henri... c'est bien...

LAUEENCE. Ob ! oui , monsieur Henri...

c’est très-bien.

HENRI. Vous trouvez, ma petite sœur?..

(Bas à la comtesse en lui montrant Laurence.) Ma sœur ! -Ah! j’avais espéré., mais, pour me consoler, pour me faire oublier mon amour, il me reste... une mère... et cette épée. {/I part. ) L'épée de mon père!

(Il va la prendre rar le gnéridon.)

LA COMTESSE, à elle-même. Ah ! maintenant , je crois que je le préfère à l’autre, et je voudrais que ce fût là mon fils.

iix:(xi.

Aia précéflent,

A loi le coeur de celle que j'aimais.

Ton rspixance, ami, n'esi pas (rnmpee.

Bonheur, licbcsse, ii loi, tout... doonna»,

Je ne veux rien, non, rien que cette «pee.

lA part.)

Long' temps, je fus raioen par loi ;

Je rougissais de U vertu d'un frère;

Mais tous mes (orUsoot réparés... Mon père,

De toi, je sois digne aujourd'hui.

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