L.AlinENCE, naïvement. Vrai
TnoXASSiN. Tu ne saurais avoir une connaissance meilleure , ni plus rcspect.able. Tu peux venir ici tant que tu voudras.. tous lesjours, à chaque instant., je te le permets, je te l'ordoime.
LAEREHCE. Mon père, je vous obéirai.
HEXRl. Comment doue ! mais c’est un excellent homme que ce M. Tbouiassin.
TiiOHASSini. Et méiuc , s'il faut te <Ure davantage. . oh! ma foi, je n’y tiens plus... liladamc la comtesse, je parlerai... un peu plus tôt, un peu plus tard, qu’importe'?., je parlerai. Je t’ai dit, mou enfant, quels sermens j'avais faits à mon ami le général, lorsqu'il est mort dans mes bras ; je t’ai dit que j’avais reçu de lui un porte-feuille contenant cent mille livres... que cette somme, je m'étais engagé à la faire valoir, et à la remettre, capital et iniéiéts, à son héritier.
I M'"' ü ER VAET. Est-il possible?
l’épée de uon pèhb.
HE!VR 1 . Eli bien ! monsieur?
THOMASSIN.. Je t’ai dit entin qu’il m'afait promettre que aon liU stnail le mari de ma 611e... eh bien! voici le mument de remplir toutea mes promesses.
Cette famille que j'ai vainement cherchée pendant si long-temps, elle est retrouvée :
elle est ici.
TOUS. Elle est ici.
TBOMASStN. Tiens ! regarde ! voici M" la comtesse de Servières, la veuve du général, en un mot, ta helle-mére.
LAURBNCB , ttvrc un mouoentent de Joie.
Ma belle-mère!
M*” GSBVAUT et HENRI. Sa belle-mère !
LAURENCE, à part. 0 mon Dieu ! je suis toute tremblante.
TBOHASSIN. Qu'en dis-tu ? Est-ce que tu me résisterais encore?
LAURENCE. Oh ! non; non, mon père; je le répète, je vous obéirai.
TilOMASSiN. A la bonne heure.
HENRI , à port. Ab ! tous mes projets , toutes mes espérances se réalisent.
THOHASSIN. Nais j'ai encore une surprise à vous faire, jeune homme... et à ^ous aussi, madame la comtesse, je cours, et, dans un instant, je vous apporte...
TOUS DEUX. Quoi donc?
THOHASSIN. Rien, rien... voua verrez!
yolis verrez!.. Viens, ma 611e.
Alft : des Cht-mins de fer.
Je pars ; maie bienlAt , je IVspèrc ,
Je licndrai ce <|uc j'ai promi» :
Tout ce ^uc j'üi reçu du p^'re,
Je potiiTui le rendre à mu CIs.
Cette dette de ma détreMo »
Ah ! je fuU loin «]e la nier ;
Fhi» cUe est grande, et pliu, je le coofesae,
Je suia heureux de pouvoir la payer.
Je part; niai* bicntAt, je reapcic, etc.
ENSEMBLE
TnoMAMia et lackk^cb.
Partons ; mais bientôt , je TespiTC ,
Nous tiendrons ce <jui fut promis ;
Enfin, tous les bienfaits du p«-ie,
Nous pfjurrous les rendie ^ son fils.
M“« CKSTACT.
Que dit-il ? quel est ce mvvt^rc ?
Au gênerai qu’a-td! prouiïs...? *
Ab ! malgré moi, mon cœur rie ni^re E^ktc et tremble pour mes fils.
BKsai.
Que dit-iJ ? quel est ce mystère ?
Au général qu*a-|-jl promis?
Mais je jure , A mon noble père,
De mériter d'étre ton fiJs.