Scène X
SaRDELOUP, M"" DE TlERRACIIE, ReNÉ René reste seul quelques instants. Il prend un livre dans la bibliothèque, regarde l'heure, ouvre un dossier. Entrent M"** de Tierrache et Sardeloup. M de Tierrache est habillée pour sortir.
René. — Comment! vous sortez?...
M™" DE Tierrache. — Oui, M"' de Ser&n m'a supplié de retourner à son orphelinat, j'ai rendezvous à cinq heures...
René. — Mais la comtesse de Dasetta doit venir, vous Favez donc oubliée...
M"** de TiERRACFïE. — Je lui ai fait téléphoner.
René. — Et elle était chez elle?
M"'" de Tierrache. — Non. Aussi ai-je laissé un mot en bas au cas où, par malchance, elle viendrait ! ici.
René. — Ce n'est pas très gentil, maman. Il vaut mieux que je vous excuse et que je la reçoive.
^po j^j., Tierrache. — Certainement, ça vaudrait mieux, mais je ne voulais pas que tu te déranges,... tu travailles.
René. — Oh... travail de diplomate en congé, ce n'est j)as prv?ssé.
Sardeloup, entrant. — Voilà, je suis prêt... mais M'"" de Seran et son orphelinat, deux fois en un mois, c'est sévère.
M™' DE Tierrache. — Nous arriverons pour le jroûtor. On distribue à ces pauvres petites des éclairs au chocolat.
Sardeloup. — Encore!... Alors c'est une cure! La dernière fois que nous y sommes allés, on leur distribuait des éclaii-s au café. Ces malheureuses... Elle va leur détraquer l'estomac!...
M™' DE Tierrache. — Cette pauvre M"* de Seran... elle n'a pas d'enfant, alors...
Sardeloup. — Alors elle iie venge.
M"*'' DE Tierrache. — Ne dites pas de vilaines choses. Au revoir, René, je vais dire en bas qu'on laisse monter.
Elle l'embrasse et sort avec Sardeloup.