Scène III
Les MÊMES, moins BÉATRICE, GÉRARD et MARINA
Un temps. Sardeloup déplie un journal. René a ouvert un annuaire et cherche un numéro.
M"* DE TiERRACHE. — Alors, tu ne sors pas de la journée?
René. — Non, maman.
M"* DE TiERRACHE. — Tu attends du monde?
René, au téléphone. — Oui, ma petite maman... un tas de gens.
LA PETITE ILLUSTRATION
M"' DE TiERRACHE. — Vcux-tu que nous te laissions?
Kkxk. — Mais non ! Quelle idée ! J'ai tout le tem|)s... Allô! le Kitz... 22G-34... (A sa mère.) J'attends Charles, notamment. ,
M"*" DE TiERRACHE. — Le frère de Jeanine?
Kené. — Nous ne nous sommes pas vus depuis deux ans...
M"" DE TiEBRAPHE. — C'est un garçon exquis, Cliai'Ies, et qui t'aime véritablement, qui t'aime eouMue un frère; c'est rare.
Kené, au téléphone. — Et i)uis notre cousin Drakton a qui j'ai téléphoné...
M°* DE TiERRACHE. — Je l'aime beaucoup, Drakton.
Hené. — Moi aussi. Je veux le consulter pour une affaire.
Sardeloup. — Tu fais des affaires?
Rexk. — Des i)laeem€nts. hes Américains sont de Ion cot]seil.
oAHDELOUP, après un regard de complicité à M""^ de
Ticrraciu-. — Tu cs mûr pour le mariage.
RenÉi — ]1 y avait longtemps qu'on n'en avait pas parlé.
Le Valet, entrant. — On ai)porte cette lettre pour monsieur. 11 y a une réponse.
René ouvre la lettre.
M"" DE TiERRACHE, bas. — Je tiens tant à ce que ce mariage se fasse.
Sardeloup. — Alors, n'insistez pas et laissez-moi faire.
René. — Qu'on dise à ce monsieur qu'il fasse l'impossible pour venir avant quatre heures.
Le Valet. — Bien, monsieur.
Sort le valet.
M"* DE TiERRACHE. — Je VOUS laisse. Tu dînes avec moi ce soir?
René. — Bien sûr, maman.
Sardeloup, à m™' de Tierrache. — Je vous retrouve chez vous. Vous ne sortez pas tout de suite?
M""* de TiERRACHE. — Non. J'ai mes dames patron nesses à recevoir.
Elle sort.