‹ L'Épidémie de Poliomyélite dans les Landes en 1953Chapitre 34 sur 38 · II. — PROPHYLAXIE · texte numérisé non relu

II. — PROPHYLAXIE

La prophylaxie de la maladie de HEINE-MÉDINX s'avère toujours des plus décevantes.

En effet, la prévention des cas sporadiques est extrêmement difficile.

Dans les menaces d’épidémies, ou au début de celles-ci, préciser la présence et le taux des anticorps soulève des difficultés pratiques insurmontables. On conçoit mal, en effet, comment il serait possible de soumettre à des mesures aussi spéciales toute une population.

Sur le plan pratique, la prophylaxie se résume, d’une

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part, aux mesures d'hygiène habituelles : isolement des malades en milieu hospitalier si possible, désinfection soignée des mains du personnel médical et hospitalier, désinfection des excrétats des malades, désinfection rhinopharyngée de tous ceux qui approchent les malades et des membres de leur famille, éviction scolaire des frères et des sœurs des malades, suppression des consultations de nourrissons, chloration des eaux de boisson et, au besoin même, ébullition.

Il faut souligner que toutes ces mesures ont été prises dès que le premier cas fut connu, et étendues à tout le département.

Règles d'hygiène, d’une part, et, d'autre part, effort de la part des médecins pour dépister les formes frustes de la maladie et faire le diagnostic précoce des formes normales sont les atouts principaux que nous ayons eu à notre disposition, car «les formes légères, frustes, non paralytiques de la poliomyélite sont fréquentes au cours des épidémies. On note presque toujours une angine, des troubles digestifs passagers, une poussée thermique, toujours accompagnés de douleurs musculaires à type de courbature, parfois de lumbago » (DEPARIS).

Etant donné la notion d’épidémie, le diagnostic de la maladie fut, dans la plupart des cas, suffisamment précoce.

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