‹ L'épidémie; pièce en un acteChapitre 4 sur 8 · UNE VOIX · texte numérisé non relu

UNE VOIX

Parlez pour la vôtre !... (Unrire.)

LE MAIRE, très digne.

Je méprise ces insinuations vulgaires!... Où en étais-je? Ah oui!... Avec les officiers de marine... (Reprenant ia discussion). Réfléchissez, Messieurs... Ne vous heurtez pas à des partis pris, respectables sans doute, mais impolitiques!... Dans les conditions que j'ai dites, je crois que nous pouvons voter les crédits... que nous pouvons même nous montrer généreux... puisqu'il ne nous en coûtera rien !

LE MEMBRE DE L'OPPOSITION

Je proteste !... Ce serait établir un précédent déplorable !

LE MEMBRE DE LA MAJORITÉ

Toutes les casernes de France sont infectées !

LE MEMBRE DE L'OPPOSITION

Toutes les eaux imbuvables!

LE TRÈS VIEUX CONSEILLER, dune \oii tremblée.

La fièvre typhoïde est une institution nationale... Ne touchons pas aux vieilles institutions^françaises !

LE DOCTEUR TRICEPS

Non, Messieurs, ne touchons pas à ce qui fait la force de notre belle armée... à ce qui est son honneur : l'intrépidité devant la mort !... Ne donnons pas à l'étranger le spectacle douloureux d'une armée française hattant en retraite devant quelques problématiques microbes... d'une armée, Messieurs... synonyme d'Austerlilz et de Harengo (Applaudissements.)... non, d'an tiseplie et d'hygiène!... iTemp< le de

bravos... S'exaltent.) Allez dire à VOtre maître... il achève sa phrase dans un

LE MEMBRE DE L ' 0 PPO SITI ON, très ému.

Après les admirables paroles que vous venez d'entendre... et l'accueil enthousiaste que vous leur avez lait, je crois qu'il est inutile de mettre aux voix la proposition concernant les crédits.

une voix Ouil oui!

LE MAIRE

Je m'incline, Messieurs!

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