‹ L'épidermolyse BulleuseChapitre 15 sur 26 · NAN · texte numérisé non relu

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59 22 l’épidérme; la production de bulles apparentes n’est pas indispensable à la formation des kystes. »

Engman et Mook (1906) trouvent un épiderme normal, légèrement œdémateux; dans le derme, presque pas de tissu élastique, sauf dans la partie la plus profonde où il est cependant diminué, il manque presque complètement dans la couche papillaire. Ils confirment le développement des kystes aux dépens des canalicules sudoripares.

Malinowski (1910) : la bulle est formée par un large soulèvement épidermique laissant à nu les papilles œdémateuses et entre elles des lambeaux épithéliaux adhérents, vestige des espaces interpapillaires. Ils trouvent parfois un œdème énorme avec infiltration papillaire et dilatation des vaisseaux ; la couche épithéliale génératrice est alors claire, effilée, parfois œædémateuse. Dans le sang: anémie globulaire, éosinophilie légère.

Kaniky et Sutton examinent un fragment de peau saine et ils trouvent l'absence complète de tissu élastique dans la couche papillaire et sous-papillaire du derme, ainsi que dans l'enveloppe fibreuse des follicules pileux.

Engman et Mook (1910) trouvent de même le réseau élastique du derme raréfié et déformé, le réseau sousdermique très réduit. Le derme présente de l’œdème chronique expliquable par le médiocre soutènement des vaisseaux.

Enfin, Le Blaye a pratiqué deux biopsies sur des bulles provoquées (par un traumatisme minime: pression avec la tête d’une épingle) et récentes.

L’épiderme est séparé du derme: la voûte des bulles est constituée par la couche cylindrique, le plancher par le corps papillaire. Les papilles dénudées plongent dans la bulle. L’épiderme est légèrement aminci. La couche génératrice est conservée, mais quelques noyaux ont perdu l’affinité pour les colorants.

Le derme est le siège d’une infiltration leucocytaire (beaucoup d’éosinophiles). Les fibres élastiques manquent presque

LABERNADIE. 3

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