PRIE
On peut en apercevoir plusieurs de date récente (deux à trois jours), claires et remplies d’une sérosité citrine.
D'autres, plus anciennes, contiennent un liquide hématique violacé.
Toutes sont de petites dimensions (de la grosseur d’un petit pois environ).
On note trois points d’hyperkératose sur les pieds :
Pied .gauche : une plaque de 0°"5 environ sur le petit orteil.
Pied droit: une plaque de 0m5 environ sur le petit orteil; une plaque de { centimètre carré environ sous la plante, au niveau de l’articulation métatarso-phalangienne du cinquième orteil.
La fragilité de l’épiderme est toujours grande. On enlève facilement un petit lambeau par coup d’ongle.
La jeune fille a eu hier ses premières règles.
Un examen est pratiqué par le professeur agrégé Sabrazès :
4° Sur la sérosité d’une bulle claire :
Dans une goutte on trouve : 2 lymphocytes, 1 polynucléé neutrophile, de très rares hématies, pas d’éosinophiles.
20 Sur la sérosité d’une bulle hématique :
Hématies hémolysées pour la plupart. Les globules blancs sont agglutinés par des filaments fibrineux et mucineux. Quelques diplocoques dans les polynucléés et en dehors d’eux.
Polynucléés neutrophiles . . . . . . . . 93 0/0
Lymphocyte RC ES ER RES DC
Mononucléés 28 7 Ti Rene Re ON 0 Pas d’éosinophiles.
3° Examen du sang :
Hémoplobine 40e. PRE O0 0/0
Légère hyperleucocytose : 10,000 globules blancs par millimètre cube.
Plaquettes sanguines en nombre normal.
Hématies granuleuses un peu plus nombreuses que normalement (4 pour 200 à 300).
FORMULE LEUCOCYTAIRE :
Polynucléés neutrophiles. . . . . . . . 40,4 0/0 Lymphocytes moyens . .. ©. =. .: * 050,30/0
Grands mononucléés, . , . . . . . . . 4,70/0 Éosinophiles PRE tee 8 1070 Mastzellens Re r RER O TD 0 Formes dites de transition . . . . . . . 1,8 0/0
Valeur nucléaire des polynucléés neutrophiles : 3,02 Réaction de Wassermann-Hecht : négative.
Shi
Ces
6 janvier 1911. — Il existe un nodule miliaire au-devant de la jambe droite, deux ou trois au-devant de la jambe gauche; il y a quelques bulles hémorragiques sur les doigts de la main gauche.
La malade fait tous les travaux des champs.
La mère affirme de nouveau que les ongles manquaient à la naissance, seul le médius droit aurait présenté quelques croûtes. Il ne s’est guère produit depuis de bulles sur les lits unguéaux.
Le signe de Nikolsky est toujours net.
7 avril 1911.— On remarque quelques soulèvements bulleux sur la face dorsale de l’index et du coude droit, sur l’éminence hypothénar de la main gauche; sur la face dorsale du médius gauche, il y a une bulle hémorragique.
La mère trouve que l2s bulles sont moins fréquentes depuis deux mois, les traumatismes font développer moins de bulles, et lorsqu’elles se produisent elles s’affaissent et se dessèchent sans s’étendre comme autrefois.
Le traitement thyroïdien est bien supporté.
2 juin 1911. — La malade a pris deux pastilles de thyroïdine par jour, par périodes de quinze jours, entrecoupées de périodes égales de repos. Il n’y a pas de tachycardie, pas d’essouflements. Les bulles continuent à se reproduire.
Membres inférieurs : Sur le dos du pied gauche existe une bulle de 3 centimètres de diamètre, très saillante, à contenu clair, survenue depuis trois jours, à la suite d’un petit bouton, semblable à ceux que produit la piqûre des moustiques. Aux genoux, il y a quelques macules brunâtres et quelques grains de milium.
Sur la partie antérieure des jambes, on voit quelques phlyctènes ou croûtes.
Membres supérieurs : Aux deux coudes, on remarque des macules pigmentaires occupant toute la région, avec quelques points achromiques. La peau est atrophiée, amincie, plissée en papier à cigarettes.
Les faces dorsales des poignets, mains et doigts sont marbrées de macules brunâtres ou violacées, devenant confluentes au voisinage des dernières articulations phalangiennes où la peau est nettement atrophique. Il existe aussi des grains de milium disséminés sur la face dorsale des doigts.
Çà et là, sur les mains, les avant-bras, on trouve des phlyctènes irrégulières de la grandeur d’une lentille à un haricot, remplies d’un liquide clair ou plus souvent sanguinolent et des croûtes remplaçant d'anciennes lésions, surtout au coude gauche. Le signe de Nikolsky est très marqué en dehors des régions malades.
Le bout du nez présente une macule brune, sépia, qui date de l’âge