‹ L'Épididymite syphilitique tertiaireChapitre 15 sur 42 · PRONOSTIC · texte numérisé non relu

PRONOSTIC

En 1863, dans son mémoire sur l’épididymite syphilitique, Dron disait que la lésion de l’épididyme se rencontrait d'ordinaire dans les véroles graves, et le pronostic qu’il en faisait était plutôt fâcheux.

Depuis, on est revenu sur cette opinion en ce qui concerne l’épididymite secondaire, et nous n'avons pas été particulièrement frappé dans les cas que nous avons recueillis par la gravité des accidents tertiaires concomitants de l’épididymite.

L’aflection par elle-même est essentiellement bénigne. Même dans les cas où elle fait grand tapage par les douleurs qu’elle provoque, par la vive réaction qui l’accompagne, elle ne parait point très dangereuse. Le traitement spécifique a rapidement raison de l’acuité des symptômes; et comme nous l’avons dit, c’est le cas le moins fréquent. D'’ordinaire, son apparition n’est signalée par aucun phénomène particulier, son évolution est lente et se fait à la sourdine, sa durée serait illimitée sans intervention.

Parfois cependant le tissu gommeux qui la constitue se désagrège, des fistules se forment et dureraient longtemps si on n’intervenait. C’est certainement le mode de terminaison, sinon le plus dangereux, du moins le plus désagréable. Mais il arrive souvent que ce tissu se sclérose, et donne lieu à des noyaux dont l'évolution est achevée, qui tiennent peu de place, et ne déterminent aucun phénomène douloureux.

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