‹ L'Épididymite syphilitique tertiaireChapitre 26 sur 42 · OBSERVATION XI · texte numérisé non relu

OBSERVATION XI

Observation IX de la thèse du docteur Balme.

Empruntée à M. Fournier.

ACCIDENT PRIMITIF IGNORÉ. — ROSÉOLE. — Psoriosis. — PÉRIOSTITES. — NoDoSITÉS DE L'ÉPIDIDYME, CONSTATÉES À DROITE DANS LA TÊTE DE L'ORGANE, UN MOIS APRÈS LA ROSÉOLE. LE MALADE N’A PAS ÉTÉ SUIVI, — ÉPIDIDYMITE DROITE. — FORME CHRONIQUE.

Le 11 avril 1893, le nommé X... vient consulter M. Fournier pour une roséole, qui en était à sa période de début, et pour un mal de gorge qui est reconnu causé par de légères érosions amygdaliennes. |

Le malade se plaint de douleurs sternales et l'examen de la région y fait découvrir une périostose.

Depuis quelques jours, les maux de tête sont constants.

Pas de ganglions inguinaux ni cervicaux. N'a pas connaissance d’avoir eu un chancre.

Le 18, la roséole apparaît de plus en plus. De véritables plaques muqueuses se montrent sur les amygdales.

Le 5 mai, la roséole est fanée, et le 12, complètement éteinte. Quelques jours auparavant, sans cause connue, était survenue

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une lymphangite de la partie interne de la cuisse, qui guérit par le repos et les cataplasmes. Le 16 mai, il n'en restait plus de trace.

Le 12 septembre, il revient pour un gonflement qui s'était manifesté, dix jours auparavant, tout autour de l'oreille et s'étendait de l'arcade zygomatique à l’apophyse mastoïde. Nulle douleur spontanée. À peine en existe-t-il au toucher.

À cinq jours de là, un abcès s’ouvrit et donna issue à du pus qui s'écoula par l'oreille. La peau était devenue légèrement rouge vers le sillon auriculo-temporal.

En même temps, la malléole tibiale droite était le siège d'une tuméfaction douloureuse, sans changement de couleur à la peau.

Le 22 septembre, tout s'apaise. et le 28 tout est terminé. Mais il fut pris d'une céphalée pénible, empèchant tout travail, qui céda le 8 novembre, lors de l'apparition d'une périonyxis et d® psoriasis lingual.

Les testicules sont examinés el trouvés sains, ainsi que l'épididyrme, tête et queue.

Le 24 novembre, le malade est réveillé par de vives douleurs dans les os, qui cédèrent à un traitement approprié.

in décembre, le psoriasis de la langue tend à disparaître. Quelques papules apparaissent à la verge.

Le 8 janvier 1874, tout allait pour le mieux.

Le 20 février, le malade est vu: il a suivi son traitement à raison de une pilule par jour, ne pouvant en supporter davantage.

Le 11 avril, statu quo.

Le 9 juin, le malade peut prendre 3 pilules de protoiodure et assure s'être traité jusqu'ici. Le traitement est cessé momentanément.

Le 22 juin, en même temps que se développait une périostose de l'extrémité interne de la clavicule droite, on sentait nettement à l'insu du malade, des nodosilés dans la tête de l'épididyme droit. Le testicule est constaté sain ainsi que celui de gauche avec son épididyme. Pas de douleurs à la pression. Le serotum a l'apparence tout à fait normale,

Prescription : KI — 2 grammes par jour. Le malade n’est pas revenu.

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