‹ L'Épididymite syphilitique tertiaireChapitre 31 sur 42 · EAST QE · texte numérisé non relu

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volume et de consistance normale ; il n’y a pas de liquide dans la vaginale, Du côté gauche on trouve un testicule deux fois et demie plus gros que du côté opposé, du volume d’un gros œuf et très dur, comme cartilagineux ; sa consistance est partout la même et sa surface parfaitement lisse; la pression y réveille la sensibilité testiculaire normale. L’épididyme est normal et il n’y a pas non plus d'hydrocèle appréciable de ce côté.

La prostate ei les vésicules séminales sont absolument saines; l'explorateur à boule ne permet de reconnaître aucune trace de suintement pathologique de l'urèthre antérieur ni postérieur : enfin, l’interrogatoire ne fait relever aucun antécédent spécifique, ni enroueciment prolongé, ni taches sur le corps, ni maux de tête, ni douleurs ostéocopes, etc. Le malade ne présente aucune trace actuelle de syphilis.

M. Guyon porte, par exclusion, sans l'aflirmér, le diagnostic de lésion syphilitique et donne KI, porté à 4 gr. en 24 heures, en quatre fois, dès le troisième jour. Le malade ne présente aucun symptôme d’intolérance et, au bout de trois jours de traitement, l'épididyme était indolent et le testicule notablement plus souple. ;

Cette amélioration a rapidement progressé, et quand le malade a voulu quitter l'hôpital, après dix jours de traitement, la marche ne réveillait plus aucune douleur, même sans suspensoir; le testicule gauche. de consistance normale, était seulement un peu plus gros que celui du côté opposé et la seule trace de l'affection épididymaire droite était un noyau induré, d’un centimètre de diamètre environ, au niveau de la queue de l’épididyme, qui était encore un peu sensible à la pression.

Cette observation se rapproche beaucoup -de celles que nous avons rapportées plus haut et qui nous sont personnelles. Elle est intéressante à deux points de vue : d’abord l'absence complète de tout antécédent syphilitique d’un côté, et d'autre part la résolution rapide de l'affection sous l'influence du traitement par l’iodure, semblent contradictoires; et cependant,comme M. le Professeur Guyon la pensé, il est possible, il est probable même que la lésion

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de l’épididyme était syphilitique; ce serait un de ces cas relativement fréquents où la syphilis, qui n’a donné lieu à aucun accident primaire ni secondaire, se révèle d’emblée par un accident tertiaire. En second lieu le testicule a subi une violence extérieure, qui a pu créer en lui un locus minoris resistentiæ. Troisièmement, le malade a eu une blennorrhagie, autre cause prédisposante, à notre avis, de la localisation de la syphilis à l’épididyme.

OBSERVATION XXI Observation IV de la thèse de Pascalis, 1884.

ÉPIDIDYMITE DROITE. — FORME AIGUË. — RÉCGIDIVE. — GUÉRISON COMPLÈTE PAR LE TRAITEMENT.

M. X.., âgé de 30 ans, d’une bonne santé habituelle, contracte un chancre induré vers la fin du mois de mars 1879, 35 jours après le coït avec la femme malade.

Roséole, 15 jours ou 3 semaines après: puis, 2 mois après le chancre, plaques muqueuses buccales, qui se firent par poussées successives et qui durèrent jusque vers le mois d'avril ou mai

Vers le milieu du mois d'août 1882, c'est-à-dire deux ans et demi après l'accident primitif, le malade ressent tout à coup une douleur au niveau de la bourse droite. Cette douleur est spontanée et exagérée par la moindre pression. La marche est impossible. |

On donne 4 gr. de KI à prendre dans les 24 heures et, au bout de 10 jours de repos au lit, la douleur a complètement disparu, Il persiste un noyau, au niveau de la tête de l'épididyme et qui tend à se résorber.

= Dans l’espace de temps qui s'écoule du mois d'août au mois d'octobre 1882, le malade ne présente pas d'accidents syphilitiques. Vers la fin du mois d’octobre de la mème année, à la suite de fatigues et de marches, on voit apparaitre une arthrite aiguë droite, avec un peu d’épanchement. La crête du'tibia

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gauche présente une exostose assez marquée. En même temps, l'épididymite aiguë droite récidive, avec les mêmes douleurs aiguës et lancinantes qu’à la première atteinte.

Traitement : Repos, 10 centigrammes de protoiodure d’hydrargyre et 4 gr. de KI dans les 24 heures.

Au bout de 15 jours, tout a disparu. Depuis cette époque on a prescrit à diversee reprises KI et aucun accident syphilitique n’est reparu.

OBSERVATION XXII Observation IX de la thèse de Pascalis, 1884.

Mentionnée dans les cliniques et critiques chirurgicales de M. Reclus, 1884

EPIDIDYMITE DROITE.

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