‹ L'Épididymite syphilitique tertiaireChapitre 36 sur 42 · PAU" QE · texte numérisé non relu

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toujours en haut pendant les érections. L'épididyme droit n'était pas aussi volumineux et se séparait peu à peu du testicule.

Voilà tous les résultats que je parvins à obtenir. Six mois après, les choses étaient dans le même état. Huit mois après, l'épididyme droit était encore sclérosé, Deux plaques fibreuses symétriques restaient toujours dans les corps caverneux, en avant, derrière le gland. Pendant l'érection, la verge décrivait une courbe à concavité supérieure.

= L'affection était indolente, comme tout-à-fait au début, et elle avait diminué à peu près de moitié. Mais depuis des mois elle restait stationnaire et au bout d'un an de traitement elle n'était point guérie.

Dans cette observation l'affection syphilitique de l’épididyme, loin d’être précoce, comme c’est l’ordinaire, n’apparut qu’à la huitième année de la syphilis. Elle était donc tertiaire par sa date. Néanmoins, le syphilome unilatéral qui la constituait se comporta à peu près comme ceux qui surviennent au début de l’affection ; il ne subit point la fonte nécrobiotique et ne s’ulcéra pas. Seulement, il se montra très réfractaire au traitement. La sclérose était devenue sans doute définitive. Et il est probable que le noyau n’a jamais complètement disparu.

OBSERVATION XXVII Syphilis héréditaire et syphilis tertiaire. — Mauriac, 9o.

TUMEUR DES DEUX ÉPIDIDYMES SURVENUE SPONTANÉMENT A LA DEUXIÈME ANNÉE RÉVOLUE DE LA SYPHILIS ET COMME SEULE MANIFESTATION, 10

MOIS APRÈS LES DERNIERS ACCIDENTS CONSÉCUTIFS. — PAS DE BLEN- NORRHAGIE. — (GUÉRISON LENTE SOUS L'INFLUENCE DU TRAITEMENT MIXTE.

M. X.., 25 ans, avait contracté la syphilis deux ans juste avant de venir me consulter. Chancre et blennorrhagie légère qui ne

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dura que 15 jours. Roséole, Plaques muqueuses. Traitement régulier. Au bout d'un an, iritis.

Depuis 10 mois, il n'avait eu aucune manifestation et se croyait guéri, lorsqu'il constata par hasard l'existence d’une tumeur indolente dans chaque épididyme. Il n’éprouvait là d'autre sensation qu'une douleur sourde, quand il avait beaucoup marché.

Les deux tumeurs augmentèrent peu à peu. Au bout de déux mois, elles avaient la grosseur d’une noisette, étaient ovalaires, situées en haut du testicule et sans aucune adhérence avec lui, ni avec la tunique vaginale, un peu dures et inégales à leur surface, douloureuses à la pression, mais pas spontanément. Testicules intacts. Aucune autre manifestation spécifique. — Traitement mixte. Cette affection fut assez longue à guérir. Il n'existait aucune trace de blennorrhagie ancienne ou récente.

OBSERVATION XXVIIT

Un cas d’épididymite syphilitique tardive, signalée par le professeur J. D. Thomas. Pensylvania — Medical college.

ÉPIDIDYMITE DROITE, — FORME CHRONIQUE. — PAS DE BLENNORRHAGIE ANTÉRIEURE. — LE TRAITEMENT IODURÉ AMÈNE LA GUÉRISON, EN LAISSANT TOUTEFOIS SUBSISTER UN PETIT NOYAU D'INDURATION SCLÉREUSE.

Comme les affections syphilitiques tardives de l'épididyme, indépendantes de celles du testicule, ne se rencontrent que rarement, et ne sont mème pas mentionnées dans les ouvrages se rapportant à la syphilis, je prends plaisir à rapporter le cas suivant qui s’est présenté dans mon service Le 1er février de cette année.

M. J. M., âgé de 32 ans, homme intelligent et d'apparence robuste, né dans le pays de Galles, avait toujours joui d'une bonne santé générale, Il entra dans la marine anglaise à 50 ans, y resta 7 ans, et a depuis cette époque beaucoup voyagé. Il est incapable, par suite de sa longue absence, de donner des renseignements bien précis sur ses antécédents héréditaires. Il sait seulement que son père mourut d'une maladie chronique de la poitrine. Depuis qu'il a quitté la marine, il a embrassé la profession de mécanicien, Deux

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ans avant de quitter la marine, il contracta un chancre qui fut suivi d'accidents secondaires. Il fut soigné par le chirurgien du bord pendant une période de 8 mois, prenant, dit-il, du mercure et de la potasse. Pendant les 3 ans qui suivirent la lésion initiale, il eut par-ci par-là des plaques muqueuses dans la bouche. I1 y a 3 ans, une ulcération apparut à la partie antéro-interne de la jambe gauche, environ au niveau du tiers moyen. Il consulta à Cleveland un médecin qui diagnostiqua de l’eczéma et prescrivit une pommade à base de zinc. Comme la pommade ne fit qu'aggraver le mal, le malade s’en fatigua et eut recours à des médicaments appropriés, dont, dit-il, il consomma de grandes quantités. L’ulcération cependant continua à s’accroître, et ne se cicatrisa pas pendant 2 ans. Elle se fit cependant à la suite de l'emploi d’une pommade anodine. La cicatrice qui en résulte est irrégulière, de forme ovalaire, et mesure de 2 à 2 cm 1/2. Le centre de cette cicatrice commence à devenir blanc.

Il y six mois, il remarque une augmentation de volume de la partie droite du scrotum, mais comme elle était indolore et ne l'avait pas troublé auparavant, il y prêta peu d’attention jusqu'au moment où il s’'aperçut que l'affection ne cessait d’augmenter ; il consulta alors plusieurs médecins. Comme le traitement n'avait rien produit contre cette affection, il craignit qu'elle n’eut un caractère grave et il s’arrangea de façon à pouvoir entrer à l'hôpital dans le but de se faire enlever le testicule.

En l’examinant, je trouvai deux tumeurs, dont l’une aussi grosse qu'une noisette d'Angleterre, et l’autre comme un pois. Elles occupaient la région du globus major de l'épididyme droit, mais étaient très nettement distinctes du testicule. Ces deux tumeurs étaient voisines l’une de l’autre, mais paraissent distinctes ; elles avaient un contour arrondi; elles étaient molles et la pression n’y causait aucune douleur.

Le côté gauche du scrotum était normal.

La seule question que je me posai fut la suivante : Est-ce un testicule syphilitique ou tuberculeux ? L’épididyme est un lieu d'élection de la tuberculose, mais on y observe très rarement des manifestations syphilitiques éloignées, Il y avait des antécédents syphilitiques certains et des antécédents tuberculeux douteux. Le malade, cependant, ne présentait aucun signe permettant d'attribuer à cette affection une nature tuberculeuse.

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