HISTORIQUE
L'histoire de l’épididymite syphilitique, telle qu’on la considère aujourd’hui, ne remonte guère avant les travaux de Dron. Jusqu’en 1863, on niait l’existence de la lésion isolée de l’épididyme, ou ceux qui l’admettaient Ini reconnaissaient pour cause unique la blennorrhagie. Cependant il nous a paru intéressant de suivre l’évolution de cette question, depuis sa genèse, et nous dirons quelques mots de son histoire avant 1863.
Jusqu'au XVI* siècle, toutes les affections des organes génitaux sont confondues : lésions scrofuleuses, lésions cancéreuses, altérations tuberculeuses et affections syphilitiques, tout est réuni et décrit sous le même chef.
C'est au XVIe siècle qu’on commence à sortir du chaos, et on désigne sous le nom de maladies vénériennes tout ce qui a trait à la blennorrhagie et à la syphilis, sans distinguer la nature spéciale de chacune de ces maladies. Les accidents divers, tels qu’écoulements uréthraux, ulcérations du chancre simple, manifestations franchement syphilitiques, sont considérés comme de nature identique, et sont tous rapportés à la syphilis.
Au XVIIL siècle, Van SwieTen fait la même confusion.
ASTRUC (Traité des maladies vénériennes, traduit par Louis) décrit une orchite syphilitique et une orchite blennorrhagique. Il observe la lésion isolée du testicule