III
L'animal ne mnnjrc
plus, est oppressé,
lifficilement.
Le 21.
Températures :
.']D°,'J. L'oppression continue . 39,
ion augmente. Para
cinlo pim'ii i
i dégluti lioo
L'animal recommence à manger avec voracité et avale
lî:2 L'ÉPI LEPS1E
gloutonnement. La température redescend à la normale, et la paralysie faciale persiste.
3e examen. — Lamelles de sang. Au microscope, on ne voit aucun microbe bien net. Un tube de bouillon. Température, 39°. Le bouillon se trouble trois jours après l'ensemencement.
Au microscope, on voit des coccus très nombreux, petits, disposés en petits amas, parfois isolés ou par deux; ils prennent le Gram.
Un tube de bouillon. Température, 22°. Au bout de trois jours, ce bouillon est troublé : on y voit quelques fins grumeaux blanchâtres qui viennent déposer au fond du tube.
Au microscope : on voit des coccus assez petits qui sont en zooglées ou restent isolés et qui prennent le Gram.
Un tube de gélatine est ensemencé avec le bouillon précédent. Trois jours après, on voit apparaître de petits points blanchâtres arrondis le long de la piqûre et sur la traînée superficielle. La gélatine se liquéfie rapidement dans toute la longueur du tube en donnant une surface plane sur laquelle se forme un dépôt blanc jaunâtre. Au microscope : après coloration par la méthode de Gram, on voit d'innombrables coccus, petits, en culture pure, disposés en zooglées.
Un tube de gélatine. Au bout de quatre jours, on y voit pousser sur le trajet de la piqûre et sur la traînée superficielle de petits grains arrondis, blanc jaunâtre. Ils liquéfient progressivement la gélatine comme dans les cas précédents. L'examen microscopique montre des coccus en zooglées ou isolés prenant le Gram comme les précédents, mais paraissant un peu plus gros.
Un tube d'agar a peu poussé, suffisamment cependant pour laisser voir au microscope un assez grand nombre de coccus prenant le Gram et du même volume que ceux de la gélatine ci-dessus.
4e examen. — Les lamelles de sang examinées immédiate-
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ment restent négatives. Un tube de bouillon. Température, 39°, se trouble nettement au bout de trois jours; ou y voit de fins grumeaux blanc sale, déposant au fond du tube. Les préparations microscopiques colorées par la méthode de Gram laissent voir une culture pure de coccus arrondis, d'un volume moyen, ordinairement groupés en zooglées, quelquefois isolés ou en chaînettes irrégulières de quatre à cinq éléments.
Un tube de bouillon (22°) a commencé à se troubler vers le troisième jour, mais il a été contaminé par une levure rose et ne peut entrer en ligne de compte.
Un tube de gélatine a été également contaminé par nue levure rose.
De deux tubes d'agar, l'un a été également contaminé par la levure rose, l'autre a poussé faiblement, montrant au microscope de petits coccus en zooglées, qui prennent le Gram.
Li:p... — Premier examen. — Les lamelles de sang, examinées immédiatement, restent négatives ou incertaines. Deux tubes de bouillon (température, 39°). Au bout de deux jours, ces tubes sont troubles et contiennent d'abondants flocons granuleux qui nagent dans le liquide et déposent au fond. Au microscope, on voit des coccus de volume moyen, isolés et le plus souvent groupés en amas.
Deux tubes de gélatine sont ensemencés avec ces deux bouillons; au bout de trois jours, on y voit paraître des grains arrondis, jaunâtres le long de la piqûre et sur la traînée de la surface. Le sixième jour, la liquéfaction commence et se fait rapidement sur toute la largeur du tube; elle est limitée par un fond plat sur lequel se fait un dépôt jaune pâle. Au microscope, ces deux gélatines donnent, par la méthode de Gram, le même résultat que les deux bouillons précédents.
H i L'ÉPILEPSIE
l'a tube de bouillon à 22°. Au bout de trois jours, il est trouble et contient des llocons rouges qui déposeut au fond. Les préparations microscopiques faites par la méthode de Gram contiennent des coccus assez gros en zooglées et souvent disposés par quatre.
Un tube de gélatine est ensemencé avec ce bouillon; il commence à pousser le troisième jour sous forme de nombreux points arrondis, blanchâtres et très petits, aussi bien sur le trajet de la piqûre que sur la traînée d'ensemencement; puis la gélatine se liquéfie de la même façon que précédemment. Au microscope, on voit des coccus assez gros en culture pure, isolés par quatre, ou le plus souvent en zooglées.
On injecte dix centimètres cubes de bouillon à 22° dans la veine marginale de l'oreille gauche d'un lapin (injection lente): pendant l'opération, l'animal est pris d'une oppression très vive. Après l'injection, il reste immobile dans un coin, les oreilles basses. Pendant les deux jours suivants, ce lapin a présenté une élévation de température de 4°,4, puis il est redescendu à la température normale et a guéri.
2e examen. — Los lamelles ri<> sang restent négatives.
Un tube de bouillon (température, 39°) se trouble le troisième jour, puis donne un dépôt blanc sale au fond du tube. Au microscope, on voit des coccus isolés ou plus souvent en zooglées, très petits et prenant le Gram.
Un tube de bouillon (température, 22°) se trouble le quatrième jour, puis dépose au fond, comme le précédent. L'examen microscopique (Gram) donne le même résultat.
Deux tubes de gélatine ont poussé le troisième j«»ur. On y voit des points jaune pâle arrondis le long de la piqûre et sur la traînée. Les plus gros atteignent le volume d'un grain de chènevis; la gélatine se liquéfie rapidement. Au microscope, on voit de petits coccus prenant le Gram, disposés en zooglées.
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Jacq... — Lamelles de sang. — En quelques points, il semble y avoir sur ces préparations colorées par la méthode de Gram quelques coccus isolés ou en diplocoques.
Un tube de bouillon (température, 39°) a poussé le quatrième jour. 11 est trouble et un dépôt sale se fait au fond du tube. Au microscope, on voit de petits coccus en zooglées prenant le Gram. — Un tube de bouillon (température, 22)°. Ce bouillon se trouble le cinquième jour et dépose un peu au fond.
Au microscope, on voit quelques coccus isolés ou disposés par deux et quelques rares bacilles comme ceux que nous avons déjà signalés précédemment.
Deux /////es de gélatine n'ont pas poussé.
Deux tubes d'agar n'ont pas poussé non plus.
Dujah... — Premier examen. — Lamelles île sang'. ■ — b'i\amen de ces lamelles reste négatif.
Un luit,' de bouillon température, 311"' a poussé le troisième joui; et dépose au fond du tube.
Au microscope, on voit des coccus de dimensions moyennes, isolés en petits amas, parfois un courtes chaînettes. Ils prennent le Gram.
/'// tube de bouillon (température, 22°) se trouble le troisième jour et montre un dépôt sale et granuleux au fond du tube.
Au microscope, on voit des coccus en petits amas par deux et souvent par quatre; ils prennent le Gram.
Deu r tubes de gélatine ont poussé le cinquième jour sous la forme de grains arrondis liquéfiant la gélatine comme les précédents. Au microscope, on voit de petits coccus en zooglées ou isolés.
±'- examen. — (Sang- pris immédiatement après la mort dans la veine fémorale.)
Deux tubes de gélatine ont poussé le sixième jour; ces cul-
J. Voisin. ' U
lâfi L'ÉPI LEPS1E
tures contiennenL de petits points blancs et d'autres plus foncés, brunâtres. Elles ne sont donc pas pures. Au microscope, on voit en effet, par la méthode de Gram, des coccus très abondants en amas volumineux et des bâtonnets courts à bouts arrondis qui rappellent ceux que nous avons déjà mentionnés plus haut.
Un troisième tube de gélatine commençait à pousser de la même façon que les deux premiers; nous l'avons mis à la température de 39°.
La gélatine fondue à cette température s'est troublée, et au microscope, par la méthode de Gram, on y voit de nombreux coccus et seulement un ou deux bacilles.
Un flacon cTErlenmeijer contenant de l'agar est ensemencé avec le sang. Trois jours après, il a poussé abondamment en îlots arrondis et tomenteux. Au microscope, par la méthode de Gram, on voit des coccus petits en culture pure et groupés en zooglées.
Arn..., vingt-deux ans, épileptique. — Les lamelles de sang examinées directement ne laissent voir aucun microbe.
Trois tubes de bouillon à 39°. Deux de ces tubes sont troublés le cinquième jour; le troisième, le septième jour seulement. Tous déposent plus ou moins au fond.
Au microscope, on voit des coccus moyens, isolés, quelquefois par deux ou par quatre, ou bien encore en petites zooglées. Ils sont peu abondants dans la préparation faite avec le dernier tube; plus nombreux dans les deux autres qui ont poussé mieux et plus vite. Ces coccus prennent le Gram.
Deux tubes de bouillon à 22°. Ces deux tubes se sont à peine troublés et ont un peu déposé au fond.
Au microscope, on y voit de petits coccus prenant le Gram, pas nombreux, isolés, par quatre et plus rarement en petits amas.
SYMPTOMATOLOGIE 147
Evidemment ces recherches sont insuffisantes et demandent à être continuées; c'est du reste notre intention. Mais nous pouvons néanmoins essayer d'interpréter ces faits.
On sait quelles analogies existent entre les crises convulsivesde l'éclampsie puerpérale et. celles de l'épilepsie.
Plusieurs fois déjà ce rapprochement a été fait par les auteurs, si bien qu'on est allé jusqu'à dire que les convulsions éclamptiques des femmes en couches méritaientle nom d'épilepsie aiguë. Or l'éclampsie puerpérale a été le sujet de très intéressantes recherches.
Le professeur Depaul range sous quatre chefs les hypothèses tendant à expliquer cet état : 1" congestion cérébrale; 2° névrose ; 3° lésion rénale; i° altération du sang-. Il semble donner la préférence à cette dernière explication, mais se demande quelle en est la cause.
M. Delore (de Lyon; ' invoque la théorie bactérienne et pense que L'altération du filtre rénal empêche l'élimination d'un produit toxique accumulé dans le sang1. M. Doléris, dans une série de communications faites à la Société de biologie en 1883, 1885 et 188G, admet aussi la présence d'une substance toxique. Dans les cultures d'urine, il a pu isoler des microbes et surtout des streptocoques.
MM. Tarnier et Chambrelent sont venus démontrer à leur tour (Société de biologie, 1892, février) le rapport