‹ L'épilepsie (volume 2)Chapitre 33 sur 112 · Delore, Congrès de Blois, septembre · texte numérisé non relu

Delore, Congrès de Blois, septembre

inversement proportionnel qui existe entre la toxicité du germe sanguin et de l'urine chez les éclamptiques. Les expériences <le M. Bar le conduisent aux mêmes conditions. iSeuniann, de Berlin ', considère que l'origine infectieuse de l'éclampsie n'est pas douteuse.

Enfin les recherches de M. Emile Blanc lui ont permis d'isoler un microbe pathogène dans les urines ainsi que dans le sang de ces malades. M. Favre*, en étudiant le même sujet, trouva un micro-organisme qu'il appela « micrococcus eclampsiae ». MM. Comherale et V. Bué, en mars 1892, présentent à la Société de biologie les résultas de leurs expériences et concluent à la présence dans le sang de staphiîocoques aureus et albus surtout, et ils considèrent leurs toxines comme des substances éclamptisantes.

M. Hergott de Xancv), dans une très inléresante revue générale (Gazette hebdomadaire de médecine et de chirurgie, 11 mars 1893), admet deux ordres de causes à l'éclampsie puerpérale : 1° l'auto-intoxication; 2° l'hétéro-intoxication due aux toxines des staphiîocoques. Il montre que c'est surtout la toxine qui agit, ce qui explique très bien qu'on ne retrouve pas le microbe dans le sang d'une façon constante.

On nous pardonnera celte digression, un peu longue peut-être, mais elle a son intérêt. En effet, dans nos

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