Zichen, Archiv. fur Psych., Bd. XIX
2. François Franck, Leçons sur les fonctions motrices du cerveau. 1887. '■>. .Marinesco cl Sérieux, Essai sur la pathogénie et le traitement de
l'Épilepsie. Ext.desMém. de l'Académie de Médecincde Belgique, t. XVI, 2. L895, p. 121, 127. 130.
4. Ramon v Cajal, Nouvelles idées sur la structure du système nervi
lion et constituent des éléments d'élaboration; 3° enfin, les neurones à cylindre-axe descendant et long-, qui vont former la voie pyramidale (cortico-médullo-musculaire), sont des neurones de décharge, des éléments d'exportation. Cela posé, la perte de connaissance n'est que l'inhibition des neurones d'association, due à leur hyperexcitabilité, « absolument comme l'aura est duc à l'excilation des neurones de réception, et comme les convulsions tiennent à l'excitation des neurones de décharge ».
Analysant d'après ces données les divers symptômes, MM. Marinesco et Sérieux disent que « le cri rentre dans le groupe de symptômes en rapport avec l'excitation des neurones de décharge... Il n'y a, pour nous, que deux façons d'envisager ce symptôme. Dans la première hypothèse, le cri serait un acte réflexe d'origine bulbaire, analogue à ce que Ton constate chez les anencéphales, opinion acceptée par Laborde ; ou bien, hypothèse que nous émettons, il s'agirait d'un phénomène identique à la convulsion motrice, produit par l'excitation du centre laryngé cortical, étudié récemment par Krause et Horsley ».
Cette conception physiologico-pathologique, appuvée sur la structure du système nerveux de l'écorce cérébrale divisée en trois plans de neurones, est très ingénieuse; mais quelle est la cause primitive de l'irritation cellulaire? et pourquoi la cellule nerveuse agit-elle dans tel
sens plutôt que dans tel autre? Il faut admettre, comme je l'ai admis plus haut, la prédisposition héréditaire, c'est-à-dire la constitution intime de la cellule nerveuse, ou bien le développement inusité d'un des neurones décrits par Ramon y Cajal. La cause irritative sera très variable (l'énumération des causes déterminantes de l'épilepsie vous le prouve), mais je pense que nous devons faire intervenir le plus généralement l'intoxication telle que je vous l'ai démontrée. Cette conception pathogénique rend parfaitement compte des symptômes observés dans certains cas, mais j'admets qu'elle ne les explique pas tous.
Gomment explique-t-on les autres symptômes de l'épilepsie?
La chute peut être due à la perte de connaissance, ou à un défaut d'équilibre, de statique musculaire, en rapport avec l'appareil de coordination et comparable à certains égards à ce qui se passe dans le vertige de Ménière. Cette dernière explication, admise par MM. Marinesco et Sérieux, parait la vraie, puisque dans certains cas où il y a perte de connaissance il n'y a pas chute. Ces deux phénomènes, perle de connaissance et chute, ne sont donc pas corollaires l'un de l'autre.
Les modifications de la pupille, que Ton retrouve dans les accès complets et incomplets et qui consistent dans sa dilatation et son insensibilité à la lumière, sont sous la dépendance d'une irritation cérébrale, et non sous la
dépendance de troubles circulatoires ou respiratoires. Elle se produit du côté où les ganglions sympathiques cervicaux n'ont pas été coupés, et indépendamment de la curarisation, ce qui prouve bien son origine cérébrale.
L'incontinence d'urine et des matières fécales, je l'ai déjà dit, se produit sous l'influence des contrai lions des parois abdominales et des contractions de la vessie et de l'intestin, comme François Franck l'a parfaitement constaté en curarisant l'animal ou en lui ouvrant le ventre. Quand les évacuations ont lieu à la fin de l'accès, elles sont dues à la paralysie des sphincters. Mais quand l'incontinence d'urine se manifeste à l'occasion d'un trouble hallucinatoire ou psychique on doit admettre que la vessie, à l'égal de l'iris, réagit à toutes les excitations sensorielles.
L'écume est produite par les mouvements de la mâchoire et l'excès de la salivation doit être considéré, avec Albertoni, comme causé par une excitation de la corde du tympan. Le sang accompagnant la salive est dû à la morsure de la langue ou à des hémorragies capillaires de la muqueuse de la langue, semblables aux hémorragies sous-conjonctivales que l'on observe quelquefois.
Enfin, les paralysies passagères de la face, de la langue, des membres, l'amblyopie transitoire, etc., sont des phénomènes dus à des manifestations de la circulation cérébrale, anémies ou congestions, ou à des modifications du
protoplasma des cellules elles-mêmes des centres moteurs. Ces cellules, ainsi modifiées, sont épuisées, ne peuvent plus réagir comme à l'état normal, leurs fonctions sont abolies momentanément jusqu'à ce qu'elles récupèrent leur première vigueur.
Cet épuisement de la cellule est plus ou moins long-. Nous avons vu chez nos malades, en état de mal vertigrineux, des phénomènes paralytiques persister et disparaître plusieurs fois dans la même journée. La réparation s'effectue d'autant mieux que l'élimination des déchets de ces cellules ou des toxines de ces cellules se fait plus vite. Elle est donc en rapports avec l'état des reins et des autres fonctions de l'Economie.
r.HAlUTKË X
Il y a pou de maladies où le traitement ait été aussi varié que dans l'épilepsie. Gela tient aux opinions différentes que Ton s'est faites sur la nature de cette affection. Suivant la prédominance de telle ou telle théorie pathogénique, on employait telle ou telle méthode pour la combattre. Cependant la division idiopathique et sympathique de l'épilepsie a servi de principale base aux vues thérapeutiques de la plupart des auteurs.
Nos recherches et nos expériences sur les urines et le sang- nous guideront dans le choix de notre médication. Mais avant d'aborder le procédé que nous employons, passons en revue les différents moyens mis en usage dans les différentes formes d'épilepsie.
Le traitement de l'épilepsie comprend deux indications : la première s'applique à l'accès paroxystique et la deuxième vise les causes qui déterminent la maladie.
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D'abord peut-on empêcher un accès? Beaucoup de malades n'ont des accès que sous l'influence d'une même cause, d'une même excitation alcoolique ou génésique, d'une même émotion ou d'une même vision ou audition. Si on supprime ces causes on diminue considérablement le nombre des accès.
Je vous ai montré une malade hystéro-épileptique qui avait des cauchemars toutes les nuits. J'ai supprimé ses cauchemars par la suggestion et j'ai diminué le nombre des accès, en même temps que j'ai fait disparaître ses phénomènes de monoplégie, qui étaient d'origine hystérique.
Dans l'épilepsie partielle à aura sensitive ou motrice d'un membre, la compression de ce membre au-dessus du point qui est le siège de la sensation anormale, peut arrêter une attaque. Ce moyen a été recommandé surtout par Odier '. La flexion, ou l'extension forcée, ou encore la torsion d'un doigt de la main peut faire avorter une attaque. Il en est de même du redressement forcé ou de la flexion forcée de la pointe du pied. Ce dernier moyen a été employé souvent par Brown-Séquard.