‹ L'épilepsie (volume 2)Chapitre 54 sur 112 · Odier, Mmiurl de médecine pratique, Genève · texte numérisé non relu

Odier, Mmiurl de médecine pratique, Genève

A Bicètre, j'ai vu plusieurs malades qui avaient une espèce de garrot et qui se comprimaient l'avant-bras aussitôt qu'ils sentaient l'aura arriver et ils pouvaient, par ce moyen, éviter une attaque. Des flagellations, des applications d'eau froide sur la figure peuvent encore avoir le même résultat. Une malade de la consultation, Mme Mon..., évitait une attaque en mangeant du chocolat ou une bouchée de pain. Chez d'autres malades, celte aura gastrique est calmée par l'ingestion d'eau de (leur d'oranger, ou d'eau glacée, ou encore de sel de cuisine, comme Nothnagel1, Schultz2 et moi-même en ont vu des exemples. Féré cite le cas d'un malade de son service dont l'accès est arrêté quand on le frappe rudement, entre les deux épaules, pendant le malaise qui précède le paroxysme. Un autre malade atteint de vertige ne tombe pas si, pendant la période de suffocation prémonitoire, il s'entend appeler par son nom.

La compression de la carotide a donné d'heureux résultats entre les mains d'Alexander3 pour un malade qui avait des accès douloureux siégeant dans la région du maxillaire supérieur. J'ai essayé ce moyen plusieurs fois et je n'ai obtenu aucun résultat.

MM. François Franck et Pitres ont vu que l'application de glace sur le crâne, au niveau de la zone

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