DE CHAUX
DE CHAUX MONOC ILCIQUE
Aspect.
Cristallisé ^rras.
Poudreamorplie.
Paillettes m a crées.
Solubilité.
En toute propor-
Peusolublel 20e.
En toute pro-
tion.
portion.
Couleur.
Blanche brillante.
Blanche.
Blanche.
Chaleur a sec.
Dégagement de
Dégagement d'a-
Résidu blanc.
vapeurs inflam-
croléine, résidu
mables, résidu
>• h a rbo n lieux
blanc.
noir.
Ébullition des
Pas de précipite.
1 ><■ c l' ru position,
Pas de précipité.
solutions '. 20' .
précipité.
Azotate d'argent.
Pas de précipité à rroid.
Précipite blanc.
Précipité jaune.
Réduction métallique à chaud.
Caractère des aldéhvdês.
Azotate d'urane.
Pas de précipité.
Pa> .le précipité.
Précipité.
Chlorure de cui-
Pas de précipité
Précip. à chaud.
Précip. a chaud.
vre.
à chaud.
Chromate neutre
Précipité gélati-
Pas «h' précipité
Précipité jaune
de potasse.
neux a froid.
a froid.
à froid.
Ce produit dérive de l'acide orthophosphorique dont deux des fonctions acides sont remplacées par deux hydrates de carbone facilement destructibles par les combustions vitales; la troisième fonction acide est saturée par une base qui peut être quelconque et qui, le plus souvent, est choisie parmi les bases alcalines ou alcalino-terreuses.
A l'inverse des phosphates minéraux qui, arrivés à leur degré ultime d'oxydation, ne peuvent être que des éléments de déchet, des produits d'élimination et qui, d'ailleurs, sont difficilement absorbables, ce produit est susceptible de jouer un rôle dans les combustions interorganiques et, partant, dans l'activité vitale. Ce qui le différencie des lécithines nucléines, c'est-à-dire des produits d'éthérificalion de l'acide glycérophosphorique, c'est qu'il est essentiellement un produit d'apport et non pas, comme les nucléines, un produit de formation directe sous l'action même de la vie animale.
11 peut donc être assimilé d'emblée au lieu d'exiger, comme les lécithines glyrérophosphoriques, de profondes modifications, et dans les substances éthérifiantes (acides gras) et dans la combinaison glvcérique.
Le cycle des transformations successives que subit un composé phosphaté type par l'acte de la nutrition est donc composé de trois périodes : une période d'assimilation correspondant à l'absorption des phosphates organiques, une période de formation correspondant à la for-
mation de lécithincs nucléincs sous l'action vitale, et une période de dénutrition correspondant à l'élimination des phosphates minéraux, résultats de la désorganisation des lécilhines dépouillées de leur molécule organique.
Ces phosphates minéraux étant des produits essentiellement cristalloîdes, traversent les membranes avec facilité et sont immédiatement dialyses par le filtre rénal, tandis que les phosphates organiques, produits colloïdes, ne peuvent transsuder à travers les membranes el traversent le stroma artériel du glomérule sans être éliminés.
Dans notre service de la Salpètrière l'osséoneuronc a été administré à quelques épileptiques à des doses variant de 0 gr. 20 à 0 gr. 40 par vingt-quatre heures, -\otre interne en pharmacie, M. Pinard, a bien voulu se charger des recherches analytiques au point de vue surtout de Y acidité totale, de l'élimination des phosphates, des sulfates, des chlorures et de l'acide urique.
Voici le résultat de ces analyses :
Malade Char..., osséoneurone. 0t,r,30 par jour.
Age 1S ans.
Taille
Poids .'iiViU avant le traitement.
— 58 après —
Avant Après
le traitement. le traitement.
Volume de l'urine 1500 MM
Acidité totale 2,63 2,:52
Chlorures et bromures 21,75 12,56
Sulfates 1,84
Acide inique 0,34 0,29
Phosphates 2,26
Malade Esn..., dose d'osséoneurone, 0sr,30 par jour.
Age 16 ans 1 2.
Taille lm,60.
Poids olk avant le traitement.
— 48 après —
Avant Aines
11' traitement. le traitement.
Volume de l'urine 1500 1500
Acidité totale 1.71 par 24h. 2,83
Chlorures et bromures 18,3 16,87
Sulfates 1,80 L,94
Acide urique 0,19 0,29
Phosphates 2.31 2,61
Malade Barr..., dose d'osséoneurone, 0sr,30 par jour.
Age 15 ans.
Taille l"\60.
Poids ''0k avant le traitement.
— 40,500 après —
Avant Après
le traitement. le traitement.
Volume de l'urine 1800 1 500
Acidité totale 1,65 3,63
Chlorures et bromures 19,63 ls.::;
Sulfates 2,42 2,20
Acide urique 0,30 0,631
Phosphates 2,23 2.1:;
Malade Mign..., dose d'osséoneurone, 0-"\30 par jour.
Age 12 ans.
Taille lm,40.
Poids 35k avant le traitement.
— 35" après —
Avant Après
le traitement. le traitement.
Volume de l'urine 000 1300
Acidité totale !,43 2,77
Chlorures et bromures 8,26 12,93
Sulfates 1,32 2,53
Acide urique 0,305 0,47
Phosphates 1,18 2,83
Pour interpréter ces résultats, il est nécessaire «l'avoir une base immuable de comparaison. En effet,
un individu sain et normalement constitué devra excréter proportionnellement à son poids, et les analyses d'urines provenant d'individus différents ne seront comparables qu'à condition que le poids des sujets soit identique.
Les physiologistes ont l'habitude de ramener les résultais à l'unité de poids, le kilogramme. Ce moyen ne peut donner des résultats suffisamment exacts. En effet, un obèse de petite taille pourra peser autant qu'un sujet robuste, musclé et de taille élevée. Le premier a en surcharge une certaine quantité de poids mort qui ne joue qu'un rôle très atténué, sinon nul, dans les échanges intercellulaires. M. Gaulrelet a proposé d'établir un coefficient urologïque dans lequel il fait intervenir ce qu'il appelle les facteurs intrinsèques, c'est-à-dire la taille, l'âge et le poids accusé par la balance. Il calcule ce coefficient urologique, à l'aide des formules suivantes :
Avant 30 ans C =
Après 3(J ans.
Après 60 an< C
Dans ces formules :
ao
C = coefficient urologique.
T = taille en mètres.
A = âge on années,
p = Poids en kilogr.
TRAITEMEiNT 321
Le moyen proposé par M. Gautreletafin d'éliminer les causes d'erreurs provenant soit du fait de l'obésité, soit du fait de l'émaciation, paraît atteindre d'une manière suffisante le but proposé.
Il résulte des pesées et mensurations faites par M. le médecin-major Peyraud, que chez 16 0/0 des hommes de son régiment, le coefficient urologique était exactement égal au poids accusé par la balance et que cette coïncidence existait précisément chez les hommes robustes et sains.
Ceci posé il devient facile de calculer le poids que devra accuser tel ou tel élément dans une urine normale pour un sujet déterminé.
Il suffit pour cela de multiplier le coefficient urologique par le poids que l'expérience a déterminé pour 1 kilog. d'individu normalement constitué, c'est-à-dire dont le coefficient urologique est égal au poids accusé par la balance.
Ces nombres sont :
Volume 24"
Extrait sec 1
Acidité en Ph05.3HO 0,03
Chlore des chlorures 0,10
Urée 0,45
Acide phosphorique des phosphates 0,03
Si on trace à des distances égales des ordonnées égales au rapport à la normale pour chacun des éléments urinaires importants, il devient possible de tracer des courbes intéressantes à étudier.
. J. Voisin. 'I
Sur ces graphiques qui permettent d'embrasser d'un seul coup d'œil les rapports exacts des divers éléments, l'urine normale pour le sujet sera représentée par une ligne horizontale, et si l'on prend comme unité d'ordonnées le centigramme, celle horizontale sera tracée au niveau de la division 100.
Voici quelques courbes ainsi établies :
Charr..., avant le traitement.
eu
jffi-
■fî-rl
S uo