‹ L'épilepsieChapitre 32 sur 74 · octobre. — Pas d’attaque · texte numérisé non relu

octobre. — Pas d’attaque

Volume 1250

Urée 18,10

Acide phosphorique total 1,68

Suivent huit analyses d’urine (période de repos).

Les éléments sont dans le même rapport que précédemment. L’on fait suivre à la malade un régime végétal. Il n’y a pas d’attaque et cependant il y a inversion des phosphates. (Analyse suivante.)

Volume

Densité

Urée

Acide phosphorique total...

— alcalin.

— terreux

Inversion. Epileptique, période de calme

Le régime végétal est continué, Déni... a trois attaques

d’épilepsie.

Volume

Densité

Urée par litre

Acide phosphorique total...

— alcalin.

— terreux

(augmenté).

Inversion.

Cette observation est déjà publiée dans les Comptes rendus delà Société de Biologie , 1892, pour montrer que l'inversion peut se trouver chez: 1° l'individu sain: 2° l’épileptique; 3° l’hystérique.

On peut voir, en jetant les yeux sur les chiffres qui précèdent, qu’à la suite des accès : 1° l'urine provenant des vingt-quatre heures a un volume généralement

plus considérable, comme cela avait déjà été remarqué par plusieurs auteurs; 2° que l'urée est augmentée; 3° que les phosphates surtout sont en excès. Celte plus grande quantité d’acide phosphorique à la suite des accès pourrait servir au diagnostic différentiel de l’épilepsie et de l’hystérie, de préférence à l’inversion des phosphates, comme le veulent MM. Cilles de la Tourette et Cathelineau. En effet, cette inversion des phosphates n’est pas constante; de plus, elle se présente aussi bien dans l’hystérie que dans 1 épilepsie et elle est plutôt sous la dépendance de l’alimentation.

SYMPTOMATOLOGIE

comme l’on t prouvé nos expériences avec M. Oliviero 1 ; 4° enfin, que des peptones existent presque toujours dans cette urine.

Mais en faisant faire l’analyse complète des urines suivant le procédé indiqué par M. Greffitclis pour la • recherche des toxines, nous avons fait isoler à plusieurs reprises un corps extrêmement toxique pour les animaux. Ce corps indéterminé se présente sous forme d’un magma ou d’une poudre brunâtre, ayant une odeur particulière, très forte, rappelant à la fois celle de l’ammoniaque et du musc. Ce produit est soluble dans l’eau. Nous en avons fait des solutions à divers titres que nous avons injectées à des animaux. Ceux-ci sont morts présentant les mêmes accidents que dans les injections d’urine, c’est-à-dire des accidents convulsifs et avec des doses proportionnelles aux quantités d’urines employées pour obtenir le même résultat.

Nous conclurons donc que l’urine est hypotoxique avant et pendant les accès et qu’il y a ensuite une véritable élimination dont témoigne l’hyperLoxicité après les paroxysmes. Cette hypertoxicité serait probablement due à la présence de ce corps indéterminé dont nous venons de parler tout à l’heure, comme semblent le prouver les injections intra-veineuses que nous en avons faites chez des animaux.

1. Voir Jules Voisin et Oliviero, Comptes rendus de la Société de Biologie, avril 1892.

Tension artérielle. — Je dois, messieurs, vous faire part de mes recherches sur la tension artérielle chez nos épileptiques et cela d’autant plus que je suis encore une fois en contradiction avec un de mes collègues les plus éminents. Nous n’avons recherché cette tension qu’avant, pendant et après les accès. Nous ne l’avons pas recherchée, pendant l’agitation et le trouble mental, et d’après le tableau qui va suivre vous verrez combien notre opinion est différente de celle de M. Féré. En effet, M. Féré dit, dans les Comptes rendus de la Société de biologie 1888 et 1889 : « La tension artérielle est augmentée avant et pendant les accès épileptiques et touche au-dessous de la normale quand la crise est terminée. » D’après lui, cet abaissement anormal de la tension vasculaire persiste pendant 8 ou 10 heures, parfois même un ou plusieurs jours, quand il y a des accès sériels.

Voici ce que j’ai publié dans les Archives de neurologie avec mon interne, M. Petit, sur ce sujet.

Nous n’avons étudié que des épileptiques vraies (des femmes) et nous nous sommes servis du sphygmomètre de Verdier. Toutes les tensions que nous avons prises ont été recueillies entre 9 heures et 10 heures du matin chez des malades qui sont soumises à peu près à la même vie et au même régime. Cecin’cstpas sans importance : l’exercice, le repos, l’état de digestion ou de jeûne influent beaucoup sur la tension vasculaire. Enfin, nous avons toujours opéré sur l’artère radiale à la goût-

S YM PTOMATOLOGIE

tière du pouls. On verra sur les relevés suivants combien nos résultats sont différents de ceux de M. Féré.

Pendant

Avant Pendant

le

En

l’accès. l’accès.

stertor.

dehors.

Nev...

., cinquante ans. Épileptique.

Pouls

Tension en centimètres

de mercure 12 Impossible à mesurer.

Dub..

., trente-cinq ans. Epileptique. Hémiplégie spasmo

dique infantile.

Pouls

Tension en centimètres

de mercure 13 Impossible.

Desp.

trente-sept ans. Épileptique.

Pouls. . . .

Tension .

Laur.,

vingt-deux ans. Epileptique.

Pouls

Tension.

Thei..

., quarante-neuf ans. Epilepsie.

Pouls

Tension .

Mari..

., vingt-cinq ans. Epileptique.

Pouls

Tension. .

Alli...

, vingt-neuf ans. Épileptique.

Pouls. . . .

, 63 Impossible.

Tension. .

12 Impossible.

Gaucli..., quarante-cinq ans. Épilepsie.

Pouls . . .

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