Tissot, Traité de L’épilepsie , Paris
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j’avoue que l’on ne voit pas dans celle parlie de la France plus d’épileptiques qu’ailleurs. 11 y a lieu de [penser en ce cas que celte compression ne peut produire des etTcls que chez des enfants prédisposés héréditairement.
Les émotions ou les chagrins d’une nourrice peuventils amener chez le nourrisson, par le fait de l’allaitement, des convulsions chez l’enfant? Il est difficile de répondre à celte question. Nous savons que sous l'influence d’une émotion le lait peut être tari, mais nous ne pouvons affirmer que le peu de lait sécrété dans ces conditions donne à l’enfant une prédisposition à l’épilepsie. La mauvaise alimentation qui résulterait de ces émotions pourrait seule être mise en cause. Il n’en est pas de même de l’allaitement d’un enfant par une nourrice alcoolique. Ici l’alcool absorbé par l’enfant peut provoquer des accès épileptiques; on en a signalé plusieurs cas. On doit supprimer immédiatement cet allaitement.
Delasiauve rapporte l’observation d’un malade qui serait devenu épileptique sous l’influence de l’allaitement. La mère aurait eu des chagrins. Heintock 1 rapporte l’histoire d’une malade qui se serait livrée à un emportement frénétique, et qui, craignant de donner le sein à son enfant, se serait fait téter par un chien. Or ce cliien aurait été pris immédiatement d’attaque. Je n’ai pas de faits qui viennent à l’appui de celte manière de voir. Je vous les livre pour ce qu’ils sont.