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PROCURSION POST-EPILEPTIQUE
La procursion peut encore se manifester après la chute. Cette forme d’épilepsie est rare; elle ne diffère guère de celle que nous avon: observée avant ou pendant l'attaque.
Nous en rapportons deux observations :
Observation XIV (BOURNEVILLE ET BRICON)
C... Marie, dix ans. Enfant assez bien développée. Pas de difformités appréciables, intelligence bornée.
Au début on note des attaques épileptiformes ainsi composées : pâleur subite, puis marche en avant. Si elle rencontre une porte, elle frappe, regarde par la serrure. Interrogée, elle répond qu’elle se livre à tel ou tel de ses actes journaliers. Revient à elle sans souvenirs. Plus tard, on observa des tapotements, des piétinements sur place.
Enfin, en 1886, apparurent les accès avec post-procursion: chu-
te, pas de cris, par d’aura, pas d’écume; quelques mouvements
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convulsifs de la face, pâleur. Au bout de quelques secondes, la malade se lève puis soudain prend sa course, allant droit devant elle, ne s’arrêtant que quand elle rencontre un obstacle. Tantôt elle s'enfuit jusqu’au bout du jardin, tantôt elle enfile un escalier et ne s'arrête qu'à la porte du grenier. À ce moment, il lui arrive de s'endormir quelques instants; quand elle revient à elle, ne comprenant pas ce qui vient de lui arriver, elle cherche à expliquer sa présence dans ce milieu par quelque besogne à ac-
complir.
Observation XV / Personnelle)
Mlle L.., âgée de 80 ans, sans profession, se rend, le 5 avril 1909, à la consultation de la Salpêtrière, accompagnée de sa mère et de son beau-frère qui nous donnent les renseignements suivants :
Antécédents héréditaires. — Rien à noter au point de vue pathologique. Le grand-père de la malade est mort à 106 ans, sa grand-mère à 96 ans. Ses grands-parents meurent aussi très âgés. Son père, ancien ste national, meurt à 46 ans, d’un aceident. Tous furent très sobres.
Sa mère 161 présente est bien portante, mais paraît d'une grande émotivité. Elle s’afflige beaucoup de l’état de la malade. Elle possède deux autres filles: l’une de 36 ans, mariée, a eu quelques crises épileptiques: chute, perte de connaissance, convulsions, pas de morsure de la langue; l’autre de 28 ans est en bonne santé.
Antécédents personnels. Crises épileptiques dès l’enfance, diurnes et nocturnes, qui, grâce à de bons soins, diminuèrent peu à peu de nombre, mais ne disparurent jamais complètement.
Etat actuel. La malade tombe trois ou quatre fois par mois
et présente deux sortes d'accès :