‹ L'Épilepsie procursive et Fugues épileptiquesChapitre 3 sur 25 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Nous avons intitulé notre thèse: « De l’Epilepsie procursive et F'ugues épileptiques » parce qu’on s’est attaché surtout à décrire les caractères propres à chacun de ces syndrômes et qu’on n’a pas encore cherché, dans une étude d'ensemble, à montrer la graduation qui pouvait exister entre la course de quelques secondes et la fugue de plusieurs jours. |

Nous citerons, dans ce travail, un grand nombre d'observations dont certaines sont classiques, mais plusieurs personnelles ou inédites, car nous voulons surtout mettre en relief la diversité des caractères psychiques de l’accès procursif.

Nous montrerons qu’à côté de la crise convulsive nette, bien caractérisée, connue depuis tant d'années avec ses nombreux équivalents physiques, il existe aussi une épilepsie psychique avec de multiples modalités, allant depuis l’inconscience ou l’amnésie jusqu’à la notion presque parfaite des actes accomplis.

DO

Afin de faire une étude plus homogène et plus complète, nous diviserons notre travail en trois parties:

Dans la première, nous ferons l'historique de la question et définirons la procursion comitiale ;

Dans la seconde, nous rapporterons nos observations et nous décrirons les différentes formes de cette variété d’épilepsie ;

Enfin, dans la troisième, nous verrons sur quelles bases on peut établir le diagnostic et si, dans la hiérarchie consciente des névroses, l’épilepsie n’occupe pas les plus bas échelons pour aller de l’inconscience la plus obscure, à la subconscience de l’hystérie et à la conscience presque complète des autres psycho-névroses.

Cette étude comparative nous permettra de conclure, au point de vue psychique, à l’existence d’une névrose unique se traduisant par tous les états de la conscience depuis son absence totale jusqu’à son intégrité absolue.

Mais avant d'entreprendre ce travail, nous sommes heureux d'exprimer nos sentiments de gratitude à M. le Docteur TOUCHARD, Chef de clinique à la Faculté, qui nous suggéra l’idée de notre thèse et montra toujours tant d’empressement à nous donner d’utiles renseignements.

M. le Docteur J. VOISIN nous accueillit dans son service avec la plus parfaite bienveillance et se mit à notre disposition pour nous fournir des observations.

M. le Professeur RAYMOND nous fit profiter de son haut enseignement pendant nos deux années de pré-

sence à la « Clinique Charcot » ; il nous fait aujourd’hui le grand honneur d'accepter la présidence de notre thèse.

A tous, nous adressons nos remerciements et l’horbmage de notre vive reconnaissance.

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