‹ L'Épilepsie SénileChapitre 31 sur 47 · LS MN · texte numérisé non relu

LS MN

Pendant ces crises, le pouls descend à 40° cela a été établi par le médecin qui traite le malade.

Assez souvent les crises se produisent plusieurs fois en un jour ou en une nuit, puis elles cessent pendant quinze jours ou même plus longtemps.

A l’examen on trouve : l

Artério-sclérose très prononcée et généralisée; pointe du cœrr jégèrement déviée vers la gauche.Dans toute la région dela bag”,et, plus particulièrement au niveau de l'aorte, premier bruit

très accentué.

Réflexes normaux.

Pas d’albumine dans l'urine.

Si, le malade étant assis sur une chaise, on comprime fortement ses deux carotides, il s’écrie tout de suite : « J'ai des verliges, ma crise vient », el il perd connaissance. En même temps se produisent des secousses convulsives des membres et des tressaillements des muscles du visage, ainsi qu’une respiration roaflante, Sa femme dil que la crise ressemble de touspoints à celes qui se produisent spontanément. Après deux minutes environ, le malade revient à lui, se plaint d’un léger mal de têle, et dit qu'il a eu sa crise.

Le bromure de potassium employé à la dose de 2 gr. 50 par jour, n’a d'autre effet, à ce que rapporte le médecin qui traitele malade, que d'augmenter Ja fréquence des crises épileptiformes et d'amener en même temps un ralentissement permanent äu

pouls qui tombe à 48 et même à 40. :

OBSERY ATION XXII

(Naunyn) (14).

L) Homme de 63 ans, présentant des signes caractéristiques d’in-

suffisance el de rétrécissement mitral ainsi que d'insuffisance

aortique.

Entrée à l'hôpital le 9 juillet 1893-pour une attaque apoplectique avec hémiplégie gauche qui s'améliora rapidement mais laissa après elle une! légère parésie du bras et de la jambe. Presqu’un an après, le 23 mai 489%, se produisit pour la première fois une crise épilepliforme avec convulsions généralisées e: perte de connaissance. La crise se produisit les 4 juillet 29 octobre et 25 novembre suivants. La perte de connaissance durait chaque fois une demi-heure.

Les secousses convulsives s’étendaient aux quatre membres et débutaient, autant qu'une ob:ervation attentive a pu l'établir dans la région innervée par le facial gauche. Pendant la crise du 4 juillet, le malade se mordit profondément la langue.

Au commencement de juillet 1894, une expérience de compression des deux carotides fut tentée sur le malade.

Aussitôt après avoir fortement appliqué les pouces sur les deux vaisseaux, se produisirent la perte de connaissance, l'intermittence des mouvernents respiratoires, le ralentissement du pouls qui, de 95 tomba à 40 environ, et bientôt après des convulsions cloniques assez fortes des quatre membres. La compression est aussitôt suspendue, mais la respiration ne se rélablissant pas de suite, on est obligé de recourir à la respiration artificielle pendant une minule et demie. Le malade revient

Rozier 4

alors à lui et ne se plaint de rien, sauf d’une céphalalgie légère qui dure up quart d'heure environ.

Du commentement de décembre 1894 jusqu’à la fin de février 1895, le malade a pris 4 grammes de hromure de potassium par jour, etjusqu’à sa mort arrivée le 20 mars 1895, aucune crise convulsive ne s’est produite. ;

Jusqu'au milieu de février, le malade se trouva bien et ne présenta aucun trouble psychique. Mais il-fat pris à cette époque d’excilation maniaque et dut être isolé. Enfin, il contracta une broncho-pneumonie à laquelle il succomba.

A l’autopsie on trouve : dans l'hémisphère droit deux foyers de ramollissement dont le plus grand s'étend dans le pulvinar droit sous la corne postérieure du ventricule latéral, séparé d'elle seulement par une mince couche de substance cérébrale et l’'épendyme; l’autre loyer occupe les parties corticales du lobule pariétal inférieur et des deux circonvolutions temporales inférieures ; tous les deux contiennent un liquide jaune-rougeûtre eb présentent une paroi anfractueuse partie blanc-jaunâtre, partie brunâtre.On trouve de légères altérations artérioscléreuses dans l’aorte et dans les gros troncs. Les artères vertébrales basilaires el carotides ont leur volume normal; leur lumière est parfaitement libre et on ne trouve ni épaississement ni dépôt d'aucune sorte dansleur paroi. La communicante postérieure a 3/1 de mill. de diamètre à gauche, 1 mill. de diamètre à droite; la lumière des deux vaisseaux est libre de chaque côté; à droite, au point où débouche la communicante postérieure dans la cérébrale profonde, on trouve un point jaunâtre et dur de la srosseur d’un tête d’épingle. L’artère sylvienne droite présente une petite plaque blanche dans sa paroi. A gauche très peu de

sclérose; un peu plus, mais encore peu de sclérose au niveau

. des deux cérébrales profondes dont la lumière est partout lis bre. FT MORE Ne à ÿ | SN thrombose, ni embolie. A EE Æ He Bndocardite chronique ; lésions valvulaires caractéristiques de Ets l'insuffisance aortique ainsi que de l'insuffisance et du RAC

sement mitral. Cœur hyperthrophié. Légère hypertrophie gra-

nuleuse des reins (on n’a pas trouvé d’albumine dans les urines Je k Si durant la vie du malade). Foie DAS, Bronchopneumonie.

A part cela, r rien d'intéressant.

OBSERVATION XXIV + (F. T. Sympson) (15). ne £ ES

Le malade est un clergyman de la Nouvelle Angleterre. C'est un homme de haute taille et de très robuste constitution qui a conservé la plénitude de ses facultés mentales et physiques. Il a exercé son ministère pendant 55 ans, prêchant jusqu’à l’âge 7 de 80 ans. C'est à cet âge seulement que les attaques sATeIS, ques auxquelles il deviut sujet lui firent abandonner la prédication, mais jusqu'à l’âge de 87 ans il s’adonna à des travaux

assez pénibles, cultiva son jardin lui-même, elc. LEE Père mort neurasthénique à 68 ans. Une fille morte épilepli-

que vers trente ans. :

Le malade n’a jamais recu de coup sur la tête, ni fait de chute grave. Il n’y a rien dans son histoire qui puisse faire penser que ses crises épileptiques soient d’origine traumalique ou réflexe. Donc, étant donné l’histoire de sa famille, il semble naturel de considérer son cas comme un cas d’épilepsie essen-

lielle, idiopathique.

(Le malade a eu. soin de rédiger un ‘journal dans lequel il 3

noté l’époque elles circonstances de chaque attaque. D a eu en.

toul “4 attaques dont voici le tableau : ARE ; ip Les À | Ia nuit lejour : La D AE AN : | FN] ; DE | RE Er ne

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