‹ L'Épilepsie SénileChapitre 32 sur 47 · DER · texte numérisé non relu

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Comme on le voit, les attaques furent plus fréquentes la nuil que le jour, surtout durant les trois premières année, c'est

( pourquoi, pendant près de trois ans, le diagnostic resta incer- D

es "a tain. Il n’y eut jamais d’aura. Les morsures:le la langue, l'émission involontaire d'urine et le désordre dans lequel le mälade mettait son lit pendant l'attaque furent souvent les seuls signes auxquels ikreconnaissait qu'il avait été frappé.

Pendant trois où quatre ans, on ne fit rien pour essayer d'en- SR rayer le mal. En {891 et 1892 les bromures furent donnés avec mesure. On en augmenta la dose en 1893, et dans la dernièreinoitié de l’année 1894 on y adjoignit le chloral. Le malade RER environ 0.50 centigr. de .«chloral et 2 gr. 59 de bromure Dan jour,

ce qui réduisait très sensiblement le nombre ües crises.

Cinq mois s'étaient écoulés depuis la dernière crise sans nouvelle.atteinte, Malheureusement, il ne fut pas possible de

pousser plus loin l'observation, car le malade, ayant fait un

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jour une chule grave, mourut au bout d’un mois des suites

d’une périostite.

- à OBSERVATION XXV

Lauterbach (16).

Josefa G..., 89 ans. A toujours joui d’une bonne santé. Dit avoir eu seulement la variole mais avoir é'é très légèrement atteinte. Réglée à 14 ans, le fut depuis très régulièrement jus- : qu'à l’âge de 53 ans. Se maria à 38 ans, mais n'eut pas d'enfants. Les parents de Josefa G.…. moururent tous deux à un âge avancé, mais la malade ne saurait dire exactement de quoi.

Josefa G... s'exprime avec une lenteur remarquable mais très clairement. Elle dit s'être évanouie Ja veille vers midi et vêrs deux heures de l’après-midi s'être réveillée très fatiguée dans son lit.

Ceux qui l'entourent déclarent qu'elle tomba subitement par terre en proie à de violentes convulsions généralisées à tout le corps. En même temps elle était devenue très pâle,.et, lorsque plus tard elle revint à elle, elle regarda ceux qui l’entouraient avec un air d'étonnement profond. Elle avait alors prononcé quelques mots très lentement mais d’une manière inintelligible. C'était la. première fois de sa vie que Josefa G... se trouvait dans cet état.

La malade est de. taille moyenne, d’une ossalure puissante, les chairs flétries, avec un léger embonpoint.

Elle parle lent:ment, mais clairement et intelligiblement. Elle éprouve une grande difficulté à parler vite,

Quand elle essaie de siftler, de montrer les dents, de froncer

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la peau du front, les deux moitiés du visage restent parfaitemen} égales. Pas de déviation de la langue. Sens du goût et de l’odorat un peu affaiblis.

Artères radiales et temporales sinueuses et très rigides. Le pouls bat638 fois à la minute. Léger souffle au cœur ; deuxième bruit fortement accentue.

Je fis le diagnostic d’épilepsie sénile etordonnai de la digitale. Six jours plus lard, la malade eût une crise pareille à celle décrite plus haut. Je continuai la digitale. Depuis, les crises furent de plus en plus rares. |

Quatre mois après la première crise, je ne revis plus la ma-

lade et ne saurais dire si elle vit encore.

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