‹ L'Épilepsie SénileChapitre 4 sur 47 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

Le terme générique épilepsie s'applique à des états très divers reconnaissant comme phénomènes communs des accès que caractérisent surtout la perte de connaissance et la production de mouvements convulsifs. Des causes très variées peuvent amener ces états qui ne seront complètement connus que quand nous saurons les rapporter aux lésions qui les occasionnent, et, à ce point de vue, l'établissement de lPépilepsie réflexe déjà connue des anciens, mais surtout démontrée par les travaux de. Brown-Séquard, et celui de l’épilepsie jacksonnienne, ont fait notablement progresser nos connaissances. En prenant pour sujet de notre thèse inaugurale « lépilepsie sénile », nous n'avons pas la prétention d'apporter à cette

œuvre un élément important, mais nous nous estimerions

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heureux si nous réussissions simplement à attirer l’attention sur une forme de l’épilepsie à laquelle on en a bien à - tort prêté fort peu jusqu’à présent.

Ayant eu l’occasion d’observer deux cas de mal caduc. chez des vieillards de plus de 80 ans, il nous a semblé intéressant de rechercher dans quelle proportion cette affection débute pendant la vieillesse, quelles sont alors les causes qui semblent la produire ou du moins provoquer son apparition, et enfin quelles modifications cette apparition pendant la vieillesse peut frovoquer dans les symptômes et l’évolution de la maladie.

Les auteurs qui étudient l’épilepsie en général prouvent par la statistique que sa fréquence va en diminuant avec l’âge. Cependantils reconnaissent qu'elle peut se produire à toutes les époques de la vie, même dans la vieillesse avancée. Mais c’est là tout ce qu'ils disent de l’épilepsie apparaissant pour la première fois chez le vieillard. C’est que cette forme du mal comitial a souvent passé inaperçue. Masquée en quelque sorte par les cas infiniment plus nombreux du jeune âge, elle a été reléquée à larrièreplan. Pourtant elle ne mérite pas cet oubli, et la question de savoir si un vieillard peut devenir épileptique n’est pas une question banale.

Au point de vue pathologique, lintérêt de cette question a surtout été mis en relief par Trousseau dans ses cliniques de l’'Hôtel-Dieu : « Un homme, dit-il, tombe subitement frappé d’apoplexie ; on le relève hébété, et pen. dant un quart d'heure, une heure, plus longtemps peutêtre, il reste la tête lourde, l'intelligence confuse, la dé-

marche mal assurée. Le lendemain tout est fini.

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