‹ L'ÉPILEPSIE TRAUMATIQUE considérée dans ses formes évolutives et anatomocliniquesChapitre 7 sur 49 · MT · texte numérisé non relu

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faudrait chercher le substratum des épilepsies traumatiques.

Lorsque cette sclérose névroglique est absente macroscopiquement, Leriche admet qu’elle serait remplacée par des proliférations du type de celles décrites par Chaslin, dans l'épilepsie essentielle. Pour celui-ci, la prolifération fibreuse est le point crucial qui tient sous sa dépendance l’évolution des troubles : elle est le résultat d'une tendance héréditaire, d’une véritable diathèse et c’est cette réaction particulière qui constituerait, à proprement parler le « facteur individuel ».

Aucun chercheur n’est allé aussi loin que le professeur de Strasbourg dans la systématisation des faits.

Nous ferons indépendamment de cette théorie, quelques remarques sur le rôle joué dans quelques cas par l’hérédité mentale. Que l’on admette la notion aujourd’hui un peu désuète de la dégénérescence héréditaire, telle que la concevaient Morel, Prosper, Lucas, et plus près de nous, Magnan, ou qu'on lui préfère la notion des constitutions, telle que la comprend Kretschmer et son école, il n’en est pas moins vrai que certains sujets prédisposés ajoutent volontiers à leur épilepsie des troubles mentaux ; il m'a même été permis de constater chez un épileptique de guerre l’état mental des épileptiques avec son obséquiosité, son mysticisme et ses violences hors les périodes de crises : il a’gissait d’un psychopathe héréditaire (il est vrai que dans ce cas, il ne s'agissait pas d’un trépané, mais probablement d’un simple commotionné).

Généralement, les troubles mentaux surajoutés sont caractérisés par des manilestations délirantes ou des interprétations avec ou sans hallucinations.

Inversement, des blessures importantes des lobes frontaux sont susceptibles, comme l’a montré Léri de prédisposer notablement aux formes mentales. D’autre part, au dernier Congrès de médecine légale (1931), les auteurs ont insisté sur les manilestations mentales consécutives aux importants traumatismes cranio-cérébraux, considérés indépendamment de l’épilepsie (MM. Maignel-Lavastine, Heuyer, Fribourg- Blanc).

Déjà Lépine, Régis, montrant la fréquence de la paralysie générale ou du parkinsonisme post-encéphalitique chez les trépanés, avaient précisé que les traumatismes de cette

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espèce pouvaient devenir des agents localisateurs d’un virus pathogène sur le système nerveux.

La fréquence comparée de l'épilepsie traumatique aux différents Âges est susceptible de donner une idée de l’importance du facteur hérédité; Marchand croit, avec la majorité des auteurs que cette fréquence est grande chez l’enfant ; c’est là un cas particulier de la loi biologique de la moindre résistance des tissus en période de croissance. Collin, par l’analyse clinique ; Douglas Thomas par la statistique ont montré que l’éclosion des convulsions infantiles dues à une cause quelconque révélaient une prédisposition héréditaire certaine.

Le rôle des glandes endocrines n’a pas été mis directement en évidence en ce qui concerne l’épilepsie traumatique, en général. Ces syndromes endocriniens peuvent intervenir comme élément de ces complexes que nous avons déjà mentionnés sous le nom de diathèses. Des troubles endocriniens, surtout, peuvent venir aggraver les conséquences d’un traumatisme du système nerveux, quel qu’il soit.

Le rôle joué bar les différents agents traumatisants, dans leurs modes d'action si variés va nous amener à des constatations beaucoup plus importantes et beaucoup plus précises.

Rappelons d’abord que les ÉCLATS VOLUMINEUX, qui sont le plus souvent en cause dans l’épilepsie un peu tardive donnent lieu à des blessures un peu particulières (embarrures): animés d’une faible vitesse, et possédant une masse importante, ils frappent la boîte crânienne par une large surface d’appui et se comportent comme des agents contondants volumineux.

Au contraire, les BALLES peuvent, si elles sont animées d’une grande vitesse traverser le crâne de part en part (fransfixion), donnant lieu à une petite perte de substance, marquée surtout à l’orifice de sortie, et due au fait que la balle entraîne devant elle quelques débris superficiels (souvent septiques), qui dilacèrent sur un petit espace le tissu cérébral.

Les PROJECTILES (balles) À FIN DE COURSE peuvent rester inclus dans le tissu cérébral; longtemps et habituellement bien tolérés, on a vu des crises d’épilepsie se constituer en

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