‹ L'Épithélioma Primitif Du ClitorisChapitre 11 sur 37 · ARRETE · texte numérisé non relu

ARRETE

PAR Abe e . 7e HORS indécise de l'affection, de ses alternatives d'extension

et de réparation. Enfin il n’y a pas d’adénopathie.

Leucoplasie vulvaire. — On peut dire qu’il n’y a pas à faire ici de diagnostic différentiel, si on admet avec, Le Dentu, Pichevin, Pettit que la leucoplasie n’est souvent que le premier stade du cancer. Ce qu'il faut c’est dépister et diagnostiquer au plus tôt cette transformation maligne. ; : 5

Ici donc, comme dans d’autres cas où on pourrait soupconner par exemple la dégénérescence cancéreuse d’une tumeur bénigne préexistante et plus encore que dans ces cas là, l’examén microscopique d’un fragment de la tumeur acquiert une importance capitale, et bien souvent la biopsie restera, en définitive, le seul bon. moyen de faire un diagnostic ferme et précoce, c’està-dire utile.

Il est d'autre part un fait extrêmement important à noter au point de vue du diagnostic différentiel entre le cancer ulcéré ou non et les diverses affections citées plus haut, avec lesquelles on pourrait le confondre. C’est au cours de celles-ci la rareté de l’adénopathie que l'on ne rencontre en effet qu’en cas de chancre mou ou induré. Encore présente-t-elle alors des caractères très particuliers, adénite suppurée en général dans le chancre mou, adénopathie en pléiade avec un gros ganglion et plusieurs petits dans le chancre syphilitique.

La constatation nette de l’adénopathie, surtout si elle présente des caractères néoplasiques, est donc un signe capital en faveur du cancer.

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Mais un autre intérêt non moins grand s'attache au

moins théoriquement à la recherche et à l’étude atten- . q

tive de cette tuméfaction des ganglions dans les régions

inguino-crurales et rétrocrurales. On peut en effet se demander s’il est possible de faire par le simple examen et Le palper la différence entre des ganglions seulement inflammatoires accompagnant un cancer du clitoris ul-. céré (et les examens histologiques ont montré, nous l'avons vu, qu’il pouvait y en avoir — cas personnel par exemple) et des ganglions hypertrophiés cancéreux. Nous n'avons pas besoin de dire l'importance considérable qu'a, au point de vue opératoire et de la nécessité de leur extirpation, ce diagnostic de l’état des ganglions. Cependant on trouvera tantôt des ganglions gros, mais durs, isolés, mobiles, absolument indolents, franchement cancéreux, tantôt une adénopathie ayant tous les caractères d'un adénophlegmon véritable. Mais il y a des cas mixtes où les caractères inflammatoires coexistent avec les caractères néoplasiques et où le diagnostic sera toujours très difficile. D'autre part des ganglions gros.-mais probablement non néoplasiques sont peut-être sur le point de le devenir. Les trainées de cellules cancéreuses ont pu enmême temps que les microbes se propager déjà le long des troncslymphatiques et des ganglions peuvent être en imminence d’envahissement cancéreux.

Somme toute, nous croyons que les ganglions dès qu’ils ne seront plus tout à fait normaux devront être tenus pour suspects et même qu’en pratique il n’y aura pas lieu de s’attarder au diagnostic superflu et souvent

douteux de l’état des ganglions. Le diagnostic de cancer du clitoris avec ou sans adénopathie doit à notre avis entrainer comme conséquence thérapeutique immédiate l’extirpation large et complète à la fois de la tumeur avec les tissus voisins, et des territoires lymphatiques et ganglionnaires du clitoris, le tout en une

masse continue.

C’est là la conduite que nous conseillerons.

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