‹ L'Épitre de Jacques: Étude critiqueChapitre 61 sur 103 · SALLE · texte numérisé non relu

SALLE

glorieuses des hauts faits que la tradition rapporte des justes de l'A. T., y compris les Macchabées, les jeunes gens dans la fournaise d’après les additions au livre de Damel, etc. : Sirac. 44 ss. ; Hébr. 11. Cf. 1 Clément rom. 19. 7

Ce qui, en tout cas, éclate dans l’histoire de Job, c'est l’inépuisable miséricorde de Dieu, ür1 rovomhayyvés Eoriv 6 Küpioc za oixriouwv, rahoum (de réhèm, entrailles) wehannoun. Le premier terme, formé comme roAvéieoc qu'on rencontre dans les Septante (Ps. 103, 8, etc.) et qui correspond à 7ab hécèd, est très rare ; il ne se retrouve, ainsi que le substantif roavorhayyvia, que dans HERMAS, Vis. ï, 3, 2; 2, 2, 8; 4, 2, 3; Préc. 4, 3, 5; 9, 2, appliqué au Seigneur (Dieu). Mais d’autres dérivés de ortyyva (siège des émotions, spécialement de la pitié, sens attesté en grec classique comme dans la Bible : /érém. 4, 12; Prov. 12, 10; cf. Testam. de Zabulon 2, 4; 5,3; 7,38; de Lévi 4, 4 ; de Joseph 15, 3 ; — Luc x, 78 ; Coloss. 3, 12; 1 Jean 3, 17), par exemple eborAsyyvoc, bienveillant (Éphés. 4, 32; 1 Puerre 3, 8), sont employés dans certains papyrus. Quant à oixtiouwv, courant dans les Septante, il est poétique dans la langue classique et moins usuel que son synonyme ëlémuoy ; cf. Luc 6, 36. Pour la piété juive, Dieu (Yahvé) est « miséricordieux et compatissant » pour ainsi dire par définition, tant on âïme à le répéter : Ps, 86, 15; 103, 8 ; 111, 4; 145, 8; Exode 34, 6 ; Lament. 3, 32, Sirac. 2, 7-11 ; Ps. de Sal. 10, 8 ; Testam. de Juda 19, 3 ; de Zabulon 9, 7. Etc.

C’est en citant Jacg. 5, 11 que HERDER termine le cinquième dialogue (entre Alcyphron et Eutyphron, Examen du livre de Job) de son Histoire de la Poésie des Hébreux (traduction A. DE CARLOWITZ, Paris, 1851, p. 111).

ROPEs estime que l’épître donne ici sa conclusion à proprement parler, l’idée de la miséricorde de Dieu rappelant celle de sa générosité qui apparaît dans l'entrée en matière, I, 5. 5, 12-20 ne contiendrait donc qu’une série d’appendices. Il nous semble difficile d'appliquer ce genre de critère à un écrit dont les développements successifs sont, nous l’avons vu, le plus souvent juxtaposés sans rigueur, et qui manque certainement de plan d'ensemble. En outre, l’idée même de Dieu exauçant généreusement les prières, 1, 5, trouve des analogies plus précises que celles de 5, 11 dans les v. 13-18, spécialement v. 15-16.

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