‹ L'Épitre de Jacques: Étude critiqueChapitre 60 sur 103 · SANTE · texte numérisé non relu

SANTE

Variante (généralisation) : ômouévovrac, K, L, boh., sah.

11 6. De même que l'exemple d'Abraham à propos de la foi et des œuvres (2, 21 ss.), celui de Job à l’appui d’une exhortation à la patience était vraiment tout indiqué, surtout en considérant ce pieux personnage dans le récit primitif (/0b x, 1- 2, 10 ; 42, 10-16) qui a servi de cadre au poème grandiose dont il est le héros. Le couronnement de son admirable patience (qui illustrerait bien aussi Jacq. 1, 4), par la restauration au double de sa prospérité première (/0b 42, to), pouvait singulièrement encourager des gens aux prises avec des épreuves plus ou moins comparables aux siennes. La figure de Job était restée parmi les plus populaires ; on le plaçait souvent au nombre des patriarches ou des prophètes ; cf. Ézéch. 14, 14, 20; Sirac. 0, 24; Testam. d'Abraham, recension À, 15 ; — 1 Clément rom. 17. Cependant, le N. T. cite expressément une seule fois le livre canonique de Job : x Corinth. 3, 19 (Job 5, 13).

S1 la phrase était ainsi formulée : rhv ürouovv *166 xoboure, nai Tù TéAoc (cf. T'estam. d’Asser 6, 4 ; de Benjamin 4, 1; Hébr. 13, 7) adrod eldere, elle ne soulèverait aucune difficulté, soit que l’auteur évoque seulement le Job de l’A. T., soit qu'il se rappelle aussi comment, d’après le Testament de Job, ce personnage a déjoué les attaques et machinations de Satan. (On lit dans un papyr. de la Soc. ital. ï, 17, verso, 2, 1lIe siècle après J.-Ch. (?) : tüv 6oiwv d&vdp&v ’HAborov Tù TéAoc). Mais, au lieu du simple pronom adro, qui semblerait ici tout naturel, le texte porte : Kupiou, ce qui oblige à comprendre : la fin (le but) que le Seigneur lui ménagea ou lui accorda, sens un peu dérivé pour un génitif. On peut cependant en rapprocher Testam. de Gad 7, 4 (cf. DIBELIUS, p. 227). Kvptov serait-il une faute de copie causée par Kôpvoc, le sixième mot suivant ? Ou faudrait-il lire, avec les mss. B* À, L, P, 33 : ere, au lieu de eldere, mieux attesté ? Ceci n’améliore pas le sens, même si, avec HAUCK par exemple, on rattache detre à ce qui suit : « Vous avec entendu l’histoire de la patience de Job et de la fin que le Seigneur lui a ménagée : vous voyez que le Seigneur etc. » D'autres — conjecture également gratuite — juxtaposent les deux verbes, supposant que l’un des deux serait tombée par haplographie : eldere. 1dere Gt x. rt. À. idere correspondrait à tOov.

On peut à la rigueur conserver la forme insolite + réhoc Kupiov, en remarquant que les rabbins usent d’une tournure analogue, « la fin de Yahvé », pour désigner la fin que Yahvé accorde à tel ou tel individu. Certains emplois du génitif objectif ont à peu près la même portée ; exemple : Romains 15, 4, dix rh Ürouovis xai Dud Tic rapaxAñoewc Tüv ypapôv. À consulter : BISCHOFF, Zeitschr. N. T. Wiss. 1906, p. 2745ss. |

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