LE TEXTE I. Manuscrits
Quelques fragments de l’épître de Jacques se trouvent dans quatre papyrus assez récemment découverts. Le premier d’entre eux doit remonter à la fin du rie siècle ; c’est actuellement le plus ancien témoin du texte. Voici le contenu de ces documents :
Jacq. 2, 19-3, 2; — 3, 4-9 (partiel) : Papyr. d'Oxyr. 9, 1171 (fin du re siècle).
Jacq. 1, 10-12, 15-18 : Papyr d'Oxyr. 10, 1229 (1v® siècle).
Jacq. 1, 11. Collection des Papyr. de Herdelberg, publiée par DEISSMANN, 1905, p. 85.
Jacq. 1, 25-27. Papyr. de la Soc. tal. x, 5 (1972).
Il y a en général concordance entre ces textes et les manuscrits B, N, etc., d’origine égyptienne.
Le texte dit égyptien (groupe H, d’après von SODEN (1) comprend les manuscrits suivants :
B (dr), Vaticanus, Rome, 1v® siècle. « C’est, écrit DIBELIUS (p. 60), le meilleur témoin du meilleur type du texte, le type égyptien. » Il contient néanmoins quelques leçons douteuses, même lorsque ses particularités se retrouvent dans un manuscrit latin de valeur, ff.
N (Ô2), Sinaiticus, Petrograd, 1v® siècle. Très apparenté à B.
À (54), Alexandrinus, Londres, ve siècle.
C (93), Ephræmi, Paris ve siècle. S’arrête au chap. 4, v. 2 : TOÂCUEUTE.
Groupe de manuscrits dits d’Anfioche, ou texte byzantin :
Y (36), Athos, vrrIe ou 1X® siècle.
K (Aïe! et It), Moscou, 1x® siècie. Pourvu du commentaire (catène) de Jean Damascène. |
L (xs), Rome, 1x siècle.
P (x3), Petrograd, 1x siècle. Palimpseste. Identique souvent à À et à C, parfois à N.
(x) Les manuscrits sont ici désignés par les lettres ou chiffres habituellement en usage (cf. NESTLE, WESTCOTT ET HORf), et suivis entre parenthèses de ceux qu'a adoptés von SODEN.