II. Versions
sah. (sahidique ou haute-égyptienne). On la fait dater des environs de l’an 300. Éditée à Oxford en 1924.
boh. (bohaïrique ou basse-égyptienne).
achm. (achmimique, Égypte centrale). Les fragments découverts contiennent seulement Jacq. 1,1-4,13 (1893). Daterait de la première moitié du 1v® siècle. Apparentée à su.
arm. (arménienne).
æth. (éthiopienne).
syrl ou syr"£ (syriaque), Pechitto. Commencement du ve siècle (nr):
syr? ou syr.-philox. Revision, par Thomas d’Héraclée (vire siècle), de la version philoxénienne composée en 508. Très voisine du texte grec.
Versions latines. L'épître de Jacques n'ayant été admise que tardivement dans le canon de l’Église d'Occident, ces versions sont moins anciennes que celles qui leur correspondent pour la plupart des autres livres du N. T. Mais elles ne laissent pas de présenter souvent des variantes intéressantes.
Ce sont :
1f (Corbeiensis). Petrograd, x® siècle.
s (Bobbiensis). Vienne, vi® ou viie siècle. Palimpseste peu lisible.
m (PSEUDO-AUGUSTIN, Liber de divinis scripturis sive speculum).
On n’a pas encore pleinement élucidé les rapports de ces trois textes entre eux et avec la Vulgate (Vulg.) de JÉRÔME. Pour les éditions de la Vulgate, cf. CHAINE, p. CIX-CxII, et Dom HENRI QUENTIN, Mémoire sur l'établissement du texte de la Vulgate, Rome et Paris, 1922.
Dans l’ensemble, le texte de l’épître de Jacques est relativement uniforme. Mais il resterait à en reconstituer l’histoire, durant la période assez étendue qui s’écoula entre la composition
de l'écrit et son admission dans le canon biblique. Ceci ne peut
(1) Une version syriaque antérieure à la Pechitio n’est actuellement représentée que par deux manuscrits des évangiles (syrsin, syrcur),
donner lieu qu’à des conjectures, forcément plus nombreuses en pareil cas que lorsqu'il s’agit des épîtres pauliniennes, des évangiles ou de la plupart des autres livres néo-testamentaires, canonisés antérieurement à notre épître.
À consulter :
TISCHENDORF, N. T. græce ed. octava critica maior, 1869.
Rores, The text of the epistle of St-James. Journal of Biblical Literature, 1909, p. 103-120.
GREGORY, Etnleitung in das N. T., 1900.
GREGORY, Vorschläge fur eine kritische Ausgabe des Griechischen N. TSs., 1911.
H. von SoDEN, Die Schriften des N.T. in 1hrer ältesten erreichbarer Textgestalt hergestellt auf Grund ihrer Textgeschichte, LI /tote:
Fe DoBscaüTz, Einführung in das griechische N. T. 1023. (4e édition, entièrement refondue, de l’ouvrage classique de NESTLE.)
3. L'ÉPÎTRE DE JACQUES DANS LA TRADITION CHRÉTIENNE DES PREMIERS SIÈCLES. — SON ADMISSION DANS LE CANON DU NOUVEAU TESTAMENT
Avant Origène, on ne peut discerner aucune citation ou réminiscence certaine de l’épître de Jacques. Le premier, l’illustre docteur alexandrin la mentionne, à plusieurs reprises et comme écriture sainte, yéyoanta, oc rap ’IuxoBe, etc. : Jacq. ï, 17; 2, 10, 26; 5, 13. Mais, dans son commentaire du quatrième évangile (20, 10, 66), il fait allusion à ceux qui ne reconnaissent pas la canonicité de cette épître, œuvre que, pour sa part, il attribue à’ItxwBoc 6 &xéotonoc. C’est Origène aussi, qui, le premier explicitement, appelle : « catholiques » non pas les sept épîtres qui allaient porter ce nom (déjà chez Eusèbe), mais x Pierre, LT Jeanèt Jude:
Dans la première moitié du 111€ siècle, le caractère d'écriture sainte est également reconnu à l’épître de Jacques en Palestine, comme l'atteste Eusèbe de Césarée, qui appelle l’auteur 6 tepds &rocroloc. Il place néanmoins cette épître parmi les &vrieyéueva, intermédiaires entre les livres bibliques universellement admis et ceux dont l’inauthenticité ne fait aucun doute (Hist. ecclés. 2, 23, 24 S.; 3, 25, 3). Par contre, dans la première moitié du v£ siècle, Cyrille d'Alexandrie la fait figurer dans le canon qu’il donne des écrits bibliques reconnus. C’est sans doute du 11e siècle que date l’unique fragment de la compilation pseudo-clémentine (de virgimiate) dont l’auteur paraisse connaître notre épître.
Mais l'Église de Syrie n’admettait entre 350 et 400 comme écritures saintes que « la loi, les prophètes, l’évangile, les épîtres de Paul et les actes des douze apôtres ». D’après Zahn, ceci