INTRODUCTION
J'achève aujourd'hui l'œuvre bien longue inaugurée par un premier volume consacre au glorieux basileus guerrier Nicéphore Phocas, continuée depuis par les deux volumes déjà parus de l'Épopée byzantine, dans lesquels sont raconte's le règne si brillant et si court de Jean Tzimiscès, et celui non moins éclatant et si prolongé du grand Basile le BulgaroGtone. Ce troisième et dernier volume de l'Épopée que je termine en ce jour complète le programme que je m'étais trace il y a près de vingt années, quand je commençai à écrire l'histoire de Nicéphore Phocas : de rédiger les annales de l'empire byzantin, durant près d'un siècle, au moment de sa plus grande puissance, c'est-à-dire exactement depuis le mois de novembre de l'an 9o9, date de la mort du basileus Constantin Porphyrogénète, jusqu'au 1er septembre 1057, date de l'avènement delà dynastie des Conmènes, dans la personne d'Isaac, tige de cette illustre maison.
Après avoir, dans le tome I de l'Épopée, raconté le règne belliqueux de Jean Tzimiscès, et les quatorze premières années du long règne commun des fds de Romain II et de Théophano, Basile II le Tueur de Bulgares et Constantin VIII, et fait dans le tome II le récit des autres trente-six années de ce même règne essentiellement guerrier, je termine aujourd'hui l'histoire des trente-deux dernières années de la dvnastie macédonienne, années orageuses entre toutes, pleines d'événements terribles ou étranges, toutes remplies du nom de la basilissa Zoé, la dernière de sa